Jeudi 28 mars, Valérie Pécresse et Stéphane Beaudet ont donné une conférence de presse à Evry, sur le thème des lycées d’Ile-de-France. L’occasion de pointer du doigt les restrictions budgétaires du Conseil régional, prévues entre 2012 et 2022 en matière de sécurité et de rénovation des lycées franciliens.

  • Photo : Valérie Pécresse et Stéphane Beaudet à Evry, jeudi 28 mars 2013. (DM/EI) 

Valérie Pécresse, Présidente du groupe Mouvement Populaire au Conseil régional et Stéphane Beaudet, Maire de Courcouronnes et conseiller régional, ont organisé à Evry, jeudi 28 mars, un point presse pour faire état de la situation des lycées en Ile-de-France. Ils déplorent entre autres une mauvaise gestion des chantiers de construction et/ou de rénovation des établissements scolaires de la région.

On noterait en effet d’importants décalages par rapport aux objectifs fixés pour la période 2004–2012 par Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional d’Ile-de-France. « Sur 2 500 places d’internat promises, seulement 120 ont pu être ouvertes et sur 17 nouveaux lycées promis, trois ont pu voir le jour. », martèle l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, puis du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’État, Valérie Pécresse.

Un « désengagement financier massif » de la région serait à l’origine de ces retards, pour Valérie Pécresse et Stéphane Beaudet. Le Conseil régional aurait notamment pris la décision de diviser par deux ses investissements dans les lycées entre 2012 et 2022 et de réduire le budget réservé à la sécurité dans les lycées de près de quatre millions d’euros (de 7,1 à 3,2 millions d’euros). « Ils ont pris l’argent là où ça se voit le moins ! », dénonce Stéphane Beaudet.

Valérie Pécresse et Stéphane Beaudet demandent ainsi davantage de volontarisme de la part du Conseil régional et soutiennent l’idée du lancement d’un plan de relance de l’économie francilienne par l’investissement et la formation, pour soutenir les jeunes dans l’apprentissage et l’accès à l’emploi. « Je ne suis pas élu pour vous dire qu’on y arrivera pas, annonce Stéphane Beaudet. Ce n’est pas la culture de la maison. »

Cet engagement en faveur des lycéens : une manière de « se montrer, faire figure d’opposante systématique », pour Guillaume Balas, Président du groupe PS au Conseil régional d’Ile-de-France. « Les Franciliens n’ont pas à servir de marche pied à Valerie Pécresse vers des ambitions déconnectées de l’amélioration de leurs conditions de vie et d’éducation. »