Après l’annonce de la fermeture du centre de consultations médicales des armées de Brétigny fin juin, la mairie mise sur sa future maison médicale à l’horizon 2015. Certains craignent que le projet ne réponde pas aux besoins des habitants.

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  • Photo : Le public est reçu pendant encore trois mois au centre de consultations (DR)

Ce mercredi soir se tenait une réunion publique à Brétigny-sur-Orge. A l’appel d’un collectif, plusieurs citoyens et des organisations politiques et syndicales locales ont débattu de la fermeture du centre de consultations des armées lié à la base aérienne 217, qui interviendra le 1er juillet prochain, selon des rumeurs confirmées par le ministère de la Défense à Essonne Info (lire notre article).

Depuis la confirmation de ce que tout le monde attendait, les réactions ont été nombreuses et les habitants de Brétigny ont manifesté leur crainte de voir devenir leur commune un désert médical. En réponse, le maire Bernard Decaux en a dit plus sur son projet de maison médicale, à l’étude sur le nouveau quartier Clause-Badeau, qui devrait accueillir une douzaine de praticiens, dont des dentistes.

Des « mensonges » !

Une maison « qui ne correspond pas à un besoin d’offre nouvelle de santé » à en croire Alain Caunac, membre du collectif et de l’association de gauche Brétigny autrement. Dans son viseur également, le fait que selon lui, « les élus locaux avaient à charge de faire des propositions » avant la décision de fermer l’actuel centre de santé des armées. Un constat partagé par le probable candidat de l’opposition pour la prochaine municipale, Nicolas Méary, qui indique « partager les inquiétudes du collectif » et charge à son tour Bernard Decaux, « qui n’a pas anticipé la fermeture » .

Ce dernier conteste ces accusations et parle de « mensonges » de la part de ses opposants. « Dans le contrat de redynamisation, il n’y a jamais eu d’engagement de notre part vis-à-vis du ministère » affirme-t-il, préférant mettre en avant la construction de maison médicale, « un projet exceptionnel » selon ses termes. Comme pour répondre à ses détracteurs, Bernard Decaux jure que « non seulement elle répondra aux besoins des Brétignolais, mais on anticipe aussi sur le développement de la ville » . Sous 10 ans, le maire assure que la commune ne dépassera pas les 28 000 habitants, mais son opposition a une autre analyse. « L’offre sera diminuée, et avec l’augmentation des habitants à venir, il faudra faire venir d’autres médecins » avance ainsi Nicolas Méary. Une bataille des chiffres qui devrait continuer jusqu’en mars prochain.