Objectif municipales 2014. Le prochain scrutin municipal de Montgeron s’annonce très serré, à l’image de l’élection de 2008 où la victoire s’était jouée à une différence de 138 voix au second tour. En mars 2014, l’actuelle adjointe au maire Aude Bristot (PS) devrait affronter François Durovray, conseiller municipal (UMP) et élu à la Région qui siège dans l’opposition.

  • Photo : Aude Bristot ou François Durovray sera le prochain édile de Montgeron (JM/EI – DR)

C’était une nouvelle attendue mais elle a tout de même surpris plus d’un Montgeronnais. Dans une lettre aux habitants du 21 février dernier, Gérald Hérault annonce qu’il ne briguera pas un nouveau mandat en mars 2014. « Ensemble, nous avons changé, transformé, embelli Montgeron » indique celui qui occupe la fonction de maire depuis 1995, en précisant vouloir « une transition sereine » à l’approche de la prochaine campagne municipale. Bien que plusieurs membres de l’équipe aient tout d’abord évoqué leur volonté de postuler à la fonction de maire, les socialistes locaux, majoritaires, ont « prédésigné » leur candidate à l’automne, en la personne de l’actuelle adjointe aux finances Aude Bristot. « Ce n’est pas une candidature officielle » précise-t-elle, « nous attendons l’aval du national » . Candidate en juin dernier aux législatives face à Nicolas Dupont-Aignan, l’élue a été portée par la dynamique de campagne pour s’imposer comme leader de la majorité municipale, et devrait recevoir le soutien de ses alliés communistes en vue de l’élection de 2014.

La passation de pouvoir attendue entre Gérald Hérault et elle ne sera pourtant pas une mince affaire. Elle devra pour être élue battre l’actuel conseiller municipal d’opposition et conseiller régional UMP François Durovray. Ce proche du voisin yerrois NDA va tenter pour la seconde fois de ravir la ville à la gauche. Ayant échoué de 138 voix lors du scrutin municipal de 2008, il effectue dès lors un intense travail d’opposition et ratisse la ville en porte à porte depuis des mois. Mais pour l’heure, pas question pour lui de se lancer en campagne. « Nous sommes à l’heure du bilan, et Montgeron file une mauvaise pente avec l’actuelle majorité » résume-t-il.

Services publics et PLU en débat

Les débats autour du prochain Plan local d’urbanisme ont ainsi donné lieu à de vifs échanges entre les élus. François Durovray accuse le maire et son équipe de vouloir densifier la ville, et d’y construire des immeubles dans les zones pavillonnaires. « Faux !  » rétorque Aude Bristot, « nous limitons l’urbanisation et seuls quelques lots sont en projet, rien à voir avec Draveil ou Vigneux par exemple » . Tout en se plaçant « dans la continuité » de l’équipe sortante et de ses réalisations, « la rénovation de toutes les écoles, le maintien d’un cadre de vie agréable, la nouvelle médiathèque », l’élue socialiste souhaite impulser un « renouveau » de l’action municipale. « Les habitants attendent de leurs élus qu’ils soient bons gestionnaires, tout en assurant une bonne qualité de services publics » insiste Aude Bristot, qui assure « garder les pieds sur terre » puis qu’exerçant toujours un travail en dehors de la vie politique.

Une manière de se démarquer de son concurrent, à qui elle prête des « ambitions politiciennes » . « Montgeron ne doit pas être un marche-pied pour une éventuelle carrière, la seule chose qui m’intéresse, c’est cette ville, dans laquelle je vis depuis l’âge de deux ans et demi » argumente Aude Bristot. « J’ai prouvé ces dernières années que je me consacrais à Montgeron » conteste François Durovray, qui critique de son côté « la baisse des services à la population, notamment dans la petite enfance » et pointe une « augmentation de la délinquance » sur la ville. Candidat désigné de la droite, François Durovray mise gros sur ce scrutin, auquel il se prépare depuis 2008. Il écarte ainsi la possibilité d’une concurrence à droite face à lui, avec des membres de l’UDI qui ont fait connaître leurs ambitions. « Je pense que l’on parviendra à une seule liste » indique-t-il.

Sauf surprise, la majorité actuelle, composée des élus socialistes et apparentés et de deux élus communistes devrait repartir unie. C’est ce que confirme Aude Bristot, confiante en « une reconduction de l’accord » . Reste l’inconnu Eric Valat, membre du MoDem, qui avait conduit sa propre liste en 2008 et avait récolté 7,53% au premier tour, avant de soutenir le maire au second.

Chaque semaine, et ce, jusqu’à fin juin, Essonne info vous propose de découvrir dix-sept « villes-clés » des prochaines élections municipales de 2014. Avec la présentation des forces en présence de chaque commune, comprenez ainsi les différents enjeux de ces élections (à lire sur Essonne Info)