LUNDI 7 JUIN 2010 > Ce week end, le festival « Ecolozik » organisé par les « Canards Sauvages, a jeté l’ancre à Saintry sur Seine durant deux jours ensoleillés pour son édition 2010. Les trois scènes ont rythmé ces deux jours au son de la musique reggae, ragga, dub ou électro. Et, de temps à autre, fanfare dansante et autre groupe de joueurs de djembé improvisaient des scènes sur la pelouse, pour le plus grand plaisir des festivaliers.

Lorsque l’on passe les portes du festival « Ecolozik », on tombe d’abord sur quelques membres du dispositif de sécurité privée (ils étaient au nombre de quinze, dont deux maitres-chiens.), puis sur un campement assez uniforme de tentes « Queshua », puis enfin, parmi les autres stands, celui de la Croix Rouge, fidèle au poste.

Au centre, sous une grande tente et après avoir retiré ses chaussures, on pouvait se dépayser en dégustant un thé à la menthe ou autre tagine aux olives, dans un décor d’inspiration orientale. Les nombreux stands exposant des produits jamaïcains d’origine ou d’inspiration, achèvent le dépaysement.

Si le côté « Zik » du festival est ce qui saute aux yeux (ou plutôt aux oreilles), le côté « écolo », ou plus largement « développement durable », est assuré par la petite trentaine de stand qui encadre le festival. On y vend des tongs en latex végétal pour venir en aide aux enfants Birmans ; dans une ambiance conviviale l’association Kynarou vous sensibilise aux problèmes de l’eau et mettent en valeur leurs actions en Inde pour favoriser l’accèes à l’eau potable, qu’ils financent en vendant des tentures indiennes artisanales ; pendant qu’Aurèle fabrique et retape des guitares, et s’occupe des installations musicales du festival gracieusement ce week-end (Azema musique).

Un peu plus loin, une femme tient seule un stand de t-shirt fabriqués au Bénin. En s’approchant, on peut voir sur ces t-shirt en coton brut appelé « percal », les visages, peints à la main, de leaders noirs, comme Marcus Garvey ou encore Angela Davis (Association Icom)

Un autre stand propose la fabrication de meubles en carton, en ventant au passage les mérites de ce matériau, à la fois recyclable et très résistant (« 1 centimètre cube supporte jusqu’à 100 kilos », précisent t-ils).

Le résultat est étonnant. Et leurs cartes de visites écrites à la main, sur des bouts de carton réupérés, témoigne d’une logique bien pensée.

Un moyen pour ces associations d’avoir une vitrine et de trouver des soutiens nouveaux, tout comme ceux qui profitent de l’occasion, de manière plus informelle, pour faire connaître leur musique en vous tendant un flyer.

Cependant, on a pu regretter des organisateurs un peu trop tatillons, l’absence de poubelles vouées au tri sélectif, et l’utilisation de verres en plastiques au bar, même si les festivaliers étaient incités à ramener leur verre vide en échange d’une réduction sur le verre suivant. Ainsi, le terrain qui accueillait le festival est resté d’une propreté surprenante.

La fréquentation allait jusqu’aux moins de 18 mois, et les enfants ont veillé tard dans la nuit. Un climat serein donc, et une ambiance bon enfant.

Et, en repassant par les portes du festival en bas desquelles vous attendent deux gendarmes (le nombre est décuplé la nuit tombée), flyer tendu on vous annonce un prochain festival qui aura lieu à Creil en juillet. Les festivals semblent avoir encore une longue vie devant eux… Longue vie aux festivals !