Du 23 février au 3 mars, le Parc des Expositions de la Porte de Versailles accueille le 50e Salon de l’Agriculture. Avec de nombreux producteurs, agriculteurs et éleveurs, quelques Essonniens tentent de faire leur place afin de montrer le savoir-faire du département.

  • Photo : Les Deux Gourmands, Louis Bataille et Guillaume Caffin, derrière leur stand. (JL/EI) 

Avec 1 300 exposants venant de 22 pays et plus de 4 000 animaux, le salon de l’Agriculture espère faire mieux que les 680 000 visiteurs qui ont foulé les six grands halls l’année dernière. Ce week end en tout cas, les allées du 50e Salon ressemblaient à une véritable fourmilière. C’est au milieu de tout ce capharnaüm, au deuxième étage du hall numéro 7, que se trouvent les exposants essonniens. Placés entre les producteurs Aquitains et Lorrains, ils sont une petite dizaine à vendre leurs produits issus du terroir local. « Nous sommes ici pour montrer notre savoir-faire », explique Bruno Lefèvre, qui élève des canards pour le compte de sa société, la SARL de la Ferme du Clos à côté d’Etampes. Ce producteur de foie gras, ravi de cette manifestation, en est déjà à son huitième salon.

Quelques néophytes en la matière font leur baptême du feu cette année. C’est le cas des Deux Gourmands, dont les biscuits aux différentes saveurs du terroir francilien s’arrachent comme des petits pains. « Nous sommes vraiment très satisfaits de ces deux premiers jours, raconte Guillaume Caffin, co-fondateur de la marque. Pour nous, ce salon est en quelque sorte un deuxième lancement après l’inauguration de notre projet mi-décembre ».

Pour d’autres encore, ce salon est un point de rendez-vous entre le producteur et sa clientèle. Catherine Bosc-Bièrne, productrice de la menthe poivrée de Milly-la-Forêt nous explique « qu’après 18 ans de présence ici, les gens me reconnaissent et viennent acheter mes produits d’année en année  ».

Un moyen de se faire remarquer

Bref, pour tous ces producteurs, le salon de l’Agriculture permet de se faire un nom et une clientèle. « On a une mission double, indique Guillaume Caffin, vendre notre biscuit et nous faire connaître. C’est de l’échange avec les gens, on prend le temps d’expliquer notre démarche. Dans un salon comme celui-ci qui n’est pas vraiment à vocation marchande mais plus à but de visite, c’est idéal pour la réussite de notre projet ».

D’autres, comme Danielle Glatre, cressicultrice à Châlo-Saint-Mars espère voir des clients qui «  vont pouvoir nous encourager à continuer notre profession qui est assez difficile ». L’objectif est aussi de se faire démarcher par des grandes enseignes. « Grâce au salon, j’ai été recrutée par une grande surface  », annonce Catherine Bosc-Bièrne. Pour Bruno Lefèvre, en plus de se faire repérer par des épiceries, « ce qui est bien, c’est qu’on peut chercher d’autres recettes chez les stands voisins », déclare-t-il ironiquement.

Au final, l’idée reste tout de même de créer un « premier lien avec le client, explique Guillaume Caffin. Ensuite, c’est à lui de valider la seconde étape en se fidélisant à nos produits ». Ainsi, ces quatre producteurs essonniens sont unanimes quant à une prochaine participation au salon. Leur réponse est plus que positive.