Les difficultés de Muhammad Waseem sont le reflet d’une équipe en rupture avec le cricket ODI.

Il y a plus d’une raison pour laquelle le début des qualifications pour la Coupe d’Asie n’arrive jamais assez tôt pour l’équipe nationale des EAU.

La logistique de base du voyage d’Aberdeen à Muscat signifie que les joueurs doivent faire face à deux jours mouvementés.

Ils quitteront l’Écosse mercredi, déposeront brièvement leurs pulls et leur équipement pour le froid à Dubaï et Sharjah, puis se rendront à Oman le lendemain matin de leur retour.

Les EAU joueront des matches internationaux T20 contre le Koweït, Singapour et Hong Kong la semaine prochaine, pour avoir le droit d’affronter l’Inde et le Pakistan sur leur sol lors de la Coupe d’Asie.

Ils ont sûrement hâte de se rendre à Muscat, un endroit qui leur rappelle de bons souvenirs, et de retrouver un format dans lequel ils sont beaucoup plus confiants.

Leur voyage en Ecosse pour la série de matches internationaux d’un jour de la Ligue 2 de la Coupe du Monde de Cricket a été, au mieux, oubliable.

Il en a toujours été ainsi : Les Émirats arabes unis ont disputé huit matchs de rugby à XV en Écosse, tous formats confondus, et les ont tous perdus.

Leur chance de briser ce canard a été anéantie mardi lorsqu’ils ont été confrontés à un temps qui était, en effet, mieux adapté aux canards.

Le dernier match des EAU contre les Etats-Unis a été annulé après que la bruine incessante tout au long de la journée ait rendu le terrain de Mannofield injouable.

EAU – Ecosse – en images

En partageant les points, les États-Unis n’avaient aucune chance de détrôner les Émirats arabes unis dans le trio de tête du classement. La compétition à sept équipes est assortie de trois places pour les qualifications de la Coupe du monde de l’année prochaine.

Les EAU espéraient être bien mieux placés à ce stade que de devoir se disputer avec des équipes comme les Etats-Unis et la Namibie pour la dernière place disponible pour cet événement.

Ahmed Raza, le capitaine, a parlé avant le voyage vers le lieu le plus septentrional du cricket international du fait qu’ils espéraient toujours devancer l’Écosse et Oman en tête du classement.

Et pourtant, le cricket que l’équipe nationale a joué reste bien trop irrégulier pour que cela soit une possibilité réaliste.

Contrairement au format 20-over, dans lequel l’équipe nationale est une unité solide depuis un certain temps, elle n’a pas encore réussi à s’imposer dans le format ODI.

Les faits le prouvent. Sur leurs 10 derniers T20I, les EAU en ont gagné huit, ne perdant qu’un match nul contre Oman et un match contre Bahreïn dans lequel ils ont tout de même réussi à se qualifier pour la Coupe du monde T20.

Le contraste avec la version 50-over est notable. En deux séries tripartites de la CWCL2 contre la même opposition cet été, au Texas et à Aberdeen, ils n’ont remporté que deux victoires et perdu sept matches.

Auparavant, ils avaient donné à la Papouasie-Nouvelle-Guinée leur seule victoire dans la compétition à ce jour.

Les joueurs de cricket des Émirats arabes unis jouent peu le cricket 50-over par rapport au format T20. Si quelqu’un personnifie les difficultés de formuler un plan pour faire face au temps supplémentaire offert, c’est Muhammad Waseem.

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Waseem est un maestro de la forme courte. Il a remporté deux fois le T10 d’Abu Dhabi, a fait partie d’une franchise qui a remporté le titre de la Pakistan Super League, et ses exploits dans le cricket international T20 ont été extraordinaires.

En 12 matches jusqu’à présent, l’ouvreur a réalisé deux centuries – chacune contre une nation membre à part entière – trois half-centuries, une moyenne de 46 et un taux de réussite de 153,33.

Ses statistiques en 50-over n’ont rien à voir avec cette excellence. Il n’a réalisé qu’un seul 50 en 18 ODI, sur un plateau à Sharjah où deux de ses collègues ont marqué des tonnes, et une moyenne de 17,59.

Il n’est que juste de souligner qu’il s’agit d’un joueur au talent prodigieux, qui n’a que moins d’un an d’expérience dans le cricket international. Il a tout le temps de s’améliorer, et on devrait lui donner ce temps.

En attendant, il retournera à Muscat, où il a vécu son meilleur moment sous le maillot des Émirats arabes unis, et retrouvera le format dans lequel il brille.

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