C’est effectif, la zone 6 vient d’être supprimée par le président PS de la région lors du dernier conseil d’administration du STIF, comme nous l’annoncions le 6 décembre dernier. Cette mesure intervient alors que Jean-Paul Huchon est pris dans une tourmente politique autour d’une campagne du STIF lors des dernières élections régionales. Il pourrait être frappé d’inéligibilité.

  • Photo : La gare RER de Mennecy, passe de la zone 6 à la zone 5.

La fusion de la zone 5 et 6 en explications

Pour les 130000 utilisateurs des transports en commun dans les zones les plus éloignées de la banlieue parisienne, la mesure est une économie de 13,70€ par mois. Le forfait zone 5 du pass navigo coûte 109,90€ actuellement, et coûtera donc au maximum ce même prix à partir de juillet 2011.

Après avoir supprimé les zones 7 et 8 en 2007, Jean-Paul Huchon et la majorité de gauche continuent dans cette direction, avant de passer à la zone unique, prévue vraisemblablement à l’horizon 2012. Par ailleurs, lors de ce même conseil d’administration du 8 décembre, Jean-Paul Huchon a confirmé la mise en œuvre à partir de septembre 2011, de la gratuité des transports pour certaines catégories de jeunes en insertion, ayant le statut de stagiaires en formation professionnelle.

Les répercussions

Elles sont financières pour la région et les usagers. Cette suppression coûte 14 millions d’euros pour une année pleine au syndicat des transports en Ile-de-France. Pour pallier à ce manque, la contribution publique augmentera de 2,7%. Une hausse du tarif pour tous les usagers du pass navigo à hauteur du même pourcentage sera également mise en oeuvre.

Cette mesure fait l’unanimité au conseil régional, Roger Karoutchi, président UMP de la commission des finances, en est un des inspirateurs. Dernièrement, elle a cependant suscité quelques réticences du côté de la droite à la région. François Durovray, conseiller régional et opposant à la gauche montgeronnaise, parle de « leurre ». Pour lui, cette mesure concerne « 5 % des usagers, tandis que la gauche augmente de 2,7 % le tarif pour les 95 % restants ». C’est, pour lui, le « signe d’un aveu de la Région qui baisse le tarif d’une minorité en dédommagement d’un service public des transports qu’elle est incapable d’assurer correctement » peut-on lire sur son blog.

Du côté du groupe UMP à la région, on déplore « la politique menée par le syndicat, qui au lieu d’investir au profit de l’amélioration de l’offre et de la qualité de service aux usagers, préfère augmenter de 17% (2,6 millions d’euros) en 2011 les dépenses de personnel ».