En ce début d’année, nous poursuivons notre feuilleton « A la découverte de nos cinémas de quartier » débuté au mois de novembre dernier. Cette semaine, nous vous faisons découvrir le cinéma Jacques Prévert des Ulis.

  • Photo : Le Cinéma Jacques Prévert qui surplombe une des artères les plus utilisées de la ville. (JL/EI)

Le Centre Jacques Prévert qui abrite le cinéma ainsi que l’administration du Centre Boris Vian, a été créé en même temps que la ville des Ulis elle-même. Cette dernière, dont la date de création officielle remonte à 1977, va gérer cette salle qui avait une vocation audiovisuelle. Cependant, « la vraie création du cinéma » s’est déroulée en 1984, avec l’inauguration de ce lieu, précise son directeur Jean-Jacques Le Guénic. Ce cinéphile de longue date est arrivé aux Ulis en 2004 en tant que directeur administratif de Boris Vian. Suite au départ du directeur du cinéma Jacques Prévert en décembre 2011, il est propulsé à ce poste. Il conserve néanmoins le rôle qu’il occupe pour la salle. Ainsi, il gère la programmation de l’unique salle de 220 fauteuils depuis 1 an. Partons à la découverte de ce lieu bientôt trentenaire qui accueille pas moins de 30 000 personnes par an.

  • Photo : La salle de 220 fauteuils et son écran de 8 mètres de large. (DR)

Une multitude de cycles et manifestations

Avec 3 films à l’affiche et une moyenne de 17 séances par semaine, le cinéma Jacques Prévert propose également différents cycles qui s’ajoutent à cette programmation. Pour les enfants, des cinés-croissant et des cinés-goûter sont organisés. « Juste après ces séances, nous essayons de développer des animations. Dernièrement, les enfants ont pu jouer et tester des instruments de musique sous l’égide d’un musicien », explique Jean-Jacques Le Guénic. Plusieurs autres cycles existent aussi et peuvent séduire toute sorte de public. Entre le ciné d’ailleurs, le ciné-passion ou encore le festival des arts mêlés, la salle obscure des Ulis propose pas moins d’une dizaine de manifestations chaque année. Cela pourrait se renforcer prochainement avec l’arrivée d’un autre cycle. Ayant la double casquette de directeur de cinéma et de directeur administratif de Boris Vian, Jean-Jacques Le Guénic souhaite créer des évènements autour du même thème dans ces deux lieux. « Je commence à développer des thèmes en commun avec le théâtre. C’est une manière de rapprocher ces deux publics qui sont assez différents finalement. C’est un lieu de rencontres et d’échanges », précise le directeur. En avril prochain par exemple, une séance de cinéma sur la construction du spectacle de danse du groupe Käfig sera projetée. S’en suivra, en aval, le spectacle sur les planches du théâtre Boris Vian de cette troupe.

  • Photo : Le directeur Jean-Jacques Le Guénic devant ses deux films « coup de coeur ». (JL/EI)

De nombreux projets…

En plus de cette programmation importante, Jean-Jacques Le Guénic évoque les futurs projets qu’il aimerait voir arriver dans son cinéma. « L’idée est de rendre notre cinéma accessible à tous, annonce-t-il. Nous nous devons de développer des services aux malentendants ainsi qu’aux malvoyants ». Avec le passage au numérique, les sous-titrages sont plus aisés à mettre en place. Le Centre Jacques Prévert héritera certainement d’une rénovation au moment de la restructuration du Cœur de Ville ulissien. « Ce n’est peut-être pas demain, mais le cinéma fera partie de ce programme », assure le directeur. Avant cette prochaine rénovation urbaine, Jean-Jacques Le Guénic vous propose de découvrir par le biais des rencontres sur le thème des mémoires urbaines, la création de la ville des Ulis dans les années 1970. « Il y aura un lien particulier entre le public et ce film, car il évoque leur histoire », remarque le directeur.

Pour cette semaine, Jean-Jacques Le Guénic vous conseille le célèbre film Les Enfants du Paradis, avec Arletty qui sera projeté dans le cadre des rencontres ciné-passion. Il vous recommande également le film The Master de Thomas Anderson pour le jeu d’acteur notamment qui sera à l’affiche la semaine prochaine.