Ce jeudi matin le Front de gauche de l’Essonne accompagné d’associations et d’élus ont manifesté contre la décision du maire de Ris-Orangis. Celle qui consiste à scolariser les enfants roms dans un complexe sportif en dehors des classes rissoises.

  • Photo : ce que demandent les roms de Ris-Orangis. (DM/EI)

« Une vraie école pour nos enfants » demandent les Roms. Devant la préfecture d’Evry, les associations accompagnées d’élus et de syndicalistes dénoncent les conditions de scolarisation des enfants d’un bidonville situé le long de la N7 (lire notre article). « La municipalité de Ris refuse de scolariser les enfants roms contre toutes les lois de la République » explique un manifestant. Il ajoute, « Il [Stéphane Raffali, maire de Ris-Orangis Ndlr] a trouvé une parade avec l’appui de l’inspection académique en les scolarisant à part. L’inspection académique est quand même sensée défendre l’intégrité des enfants. On est là pour dire au préfet de faire appliquer la loi. »

  •  Photo : Serge Guichard président de l’association de solidarité en Essonne avec les familles roumaines et roms (ASEFRR). (DM/EI)

« Une classe spécialisée pour Monsieur Raffali »

De son côté François Delapierre ne mâche pas ses mots contre Stéphane Raffali « S’il y a une classe spécialisée à ouvrir à Ris-Orangis, c’est une classe pour Monsieur Raffali pour lui apprendre ce que c’est que la République. Je commencerai par un cours d’éducation civique ». Le conseiller régional (PG) demande aussi à ce que soit appliqué le droit. « La République ne trie pas ses enfants. Riches ou pauvres, quelques soient leurs origines, avec ou sans papiers, avec ou sans logement, l’école accueille tous les enfants sans faire de différences et les accueille dans la même école. »

Contacté une nouvelle fois par nos soins, l’inspection académique se terre dans le mutisme. Le maire de Ris-Orangis répond quant à lui à ces détracteurs dans une interview accordée à Essonne Info.