L’assemblée départementale a adopté hier son budget 2011. Le taux d’imposition restera identique au précédent exercice budgétaire. Il est question pour la majorité de gauche d’une « gestion rigoureuse », avec un budget qui favorise « le bien vivre en Essonne ». De son côté, la droite dénonce une propagande pré-électorale.

Il s’agit d’une annonce qui intéressera tous les contribuables du département : le Conseil général de l’Essonne n’augmentera pas ses taux d’imposition en 2011. Grâce à une gestion, que les élus de la majorité départementale estiment rigoureuse, la majorité a présenté « un budget équilibré », qui répond « aux besoins sociaux accrus », et aide « les essonniens face à la crise ». Et cela, « malgré la poursuite de la non compensation des transferts de charges de l’État – 290 millions d’euros en 2011 – et la mise en œuvre de la contre-réforme de la fiscalité locale », renchérit la gauche.

La droite crie à la manœuvre électorale

A quelques mois d’une élection cantonale qui verra le renouvellement de la moitié de l’assemblée départementale, l’adoption du budget est toujours source de polémiques entre les différentes composantes de l’instance. Pour Marianne Duranton (UMP), la précédente augmentation de 3,5% en 2010, a « permis de ne pas augmenter les impôts » l’année suivante. Dominique Fontenaille et les élus divers droite, du groupe UPE (Union pour l’Essonne), estiment eux, que ce budget « a quelque chose de surréaliste », pointant « l’absence de prise en compte de certaines réalités financières ».

Le socialiste Jérôme Guedj estime quant à lui que « l’opposition a parlé de tout, sauf du budget et du Conseil général de l’Essonne », et reste dans le « déni ». Le possible Président du département, après les élections de mars prochain, regrette le temps où « la droite proposait un contre budget, le débat qui se nouait était un point de contact avec les citoyens ». Le budget départemental – 1,2 milliards d’euros – a été adopté par les seules voix de la gauche.