Rétrospective 2012. Durant cette trêve hivernale, la rédaction d’Essonne Info vous propose de revenir sur les sujets qui ont marqué l’actualité en Essonne en 2012. Aujourd’hui, retour sur les huit démissions de maires essonniens.

  • Photo : En 2012, huit maires ont démissionné de leur mandat avant son terme. (Mathieu Miannay / EI)
On pourrait presque croire à une épidémie. En 2012, pas moins de huit maires essonniens ont démissionné de leur fonction avant la fin de leur mandat. Pour cette rétrospective, nous les classerons en trois catégories.

Préparer la relève

C’est Claude Vazquez, maire de Grigny depuis 1987, qui a ouvert le bal au mois de janvier en annonçant sa démission. En positionnant à sa succession son adjoint Philippe Rio pour assurer la fin de son mandat, ce dernier profite ainsi d’un avantage considérable en vue des municipales de 2014. Une stratégie qui est semble-t-il monnaie courante en politique. Plus tard dans l’année, Gérard Funès, fraîchement nommé au Conseil général, annonce sa démission de son mandat de maire de Chilly-Mazarin après 35 ans d’exercice. Là encore, c’est son adjointe, Rafika Rezgui, qui lui succède. Même scénario pour Laurent Béteille qui a récemment annoncé sa démission à la mairie de Brunoy au profit de son premier adjoint, Bruno Gallier.

Non-cumul des mandats

Parmi ces huit maires, certains n’avaient pas d’autres choix possibles que la démission. Après avoir été nommés au gouvernement, Manuel Valls et François Lamy ont du céder leur fonctions municipales à leurs premiers adjoints.  Francis Chouat et Claire Robillard sont ainsi devenus respectivement, maires d’Evry et de Palaiseau. Pour Maud Olivier et Thierry Mandon, l’équation est légèrement différente. Après avoir tous les deux été élus députés de leur circonscription aux dernières législatives, ces deux élus socialistes ont du démissionner de leurs mandats locaux pour être en accord avec la promesse électorale de François Hollande sur le non cumul des mandats pour les parlementaires. Maud Olivier est la première à avoir quitté sa fonction de maire des Ulis, remplacée par Sonia Dahou. Trois mois plus tard, Thierry Mandon lâchait officiellement les rênes de Ris-Orangis au profit de son adjoint à l’urbanisme, Stéphane Raffalli.

Démissionner pour protester

Seul Robert Coquidé ne correspond à aucune de ces deux catégories de démissionnaires. A la fin du mois de janvier, le maire d’Echarcon annonçait sa démission lors de son discours de voeux. Robert Coquidé nous expliquait à l’époque que sa démission était liée au refus de son souhait de voir sa commune quitter la communauté de communes du Val d’Essonne. « Aujourd’hui, je ne supporte plus que la CCVE s’octroie la plus grande partie des bénéfices des efforts de développement d’Echarcon » expliquait-il. « Une leçon de courage et d’humanité » saluée par le maire de Mennecy, également membre de la CCVE, Jean-Phillipe Dugoin-Clément.