Rétrospective 2012. Durant cette trêve hivernale, la rédaction d’Essonne Info vous propose de revenir sur les sujets qui ont marqué l’actualité en Essonne en 2012. Aujourd’hui, retour la fronde de la communauté éducative.

  • Photo : A Massy le 2 avril, deux cent personnes étaient mobilisées pour protester contre les suppressions de postes (QB/EI)
L’année 2012 a commencé dans un contexte très tendue pour la communauté éducative suite aux attributions des dotations horaires globales (DHG), qui définissent le nombre d’heures attribuées à chaque établissement pour assurer la totalité des enseignements. La réduction de ces DHG se traduit en Essonne par la suppression de 116 postes dans les collèges et lycées d’ici la rentrée de septembre. Dans les écoles maternelles et primaires, trente neuf postes d’enseignants et seize postes d’intervenant RASED sont menacés. Des actions menées par les enseignants et les parents d’élèves se mettent en place dans les établissements scolaires aux quatre coins du département. Jeudi 16 février, deux jours avant le début des vacances, plus de deux cents manifestants se sont rassemblés devant la préfecture à l’appel de l’ensemble des syndicats, à l’occasion du Comité départemental de l’Education nationale (CDEN).
Si certains redoutaient que le mouvement s’essouffle durant les vacances scolaires, la mobilisation reprend de plus belle dès la rentrée pour s’opposer aux suppressions de postes prévues pour la rentrée. En tête du mouvement, les lycées Baudelaire et Auguste-Perret d’Evry, Gustave Eiffel de Massy et Jean-Pierre Thimbaud de Brétigny organisaient le 19 mars une marche funèbre dans les rues d’Evry pour l’enterrement de l’enseignement professionnel. Une symbolique forte choisie par ces enseignants qui, pour certains, sont mobilisés depuis deux mois. Le 2 avril, nouvelle démonstration de force des enseignants dans les rues de Massy.
Avec 80 000 suppressions de postes en cinq ans, Nicolas Sarkozy a laissé l’Éducation nationale sous tensions, au bord de l’asphyxie. Avec l’élection de François Hollande et l’arrivée de la gauche au pouvoir, la communauté éducative veut croire au changement, mais attend des résultats.