Rétrospective 2012. Durant cette trêve hivernale, la rédaction d’Essonne Info vous propose de revenir sur les sujets qui ont marqué l’actualité en Essonne en 2012. Aujourd’hui, retour sur une les nombreuses expulsions de camps Roms dans le département.

  • Photo : Robert est un habitant du bidonville d’Ormoy que nous avons rencontré lors de notre visite (Mathieu Miannay / EI)

Le sujet ne date malheureusement pas d’hier. Fin 2011, Essonne Info vous proposait déjà une rétrospective sur la question des Roms, face à l’installation de bidonvilles sur plusieurs communes du département. Dès le 14 janvier 2012, deux campements Roms d’Evry furent évacués par les forces de l’ordre, laissant deux cents personnes dans la nature. Un évènement qui annonçait la couleur pour cette nouvelle année.

Expulsions à répétition

Deux semaines après l’évacuation des deux camps Roms d’Evry, la police a procédé à l‘expulsion du bidonville de l’ex-gendarmerie de Viry-Châtillon, après deux ans d’existence. Si une vingtaine de familles ont pu être relogées après avoir été expulsées, celles-ci avaient quinze jours pour retrouver de quoi s’abriter. Deux mois plus tard, le 29 mars, même scénario pour les familles Roms du bidonville situé à proximité du quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes. Comme souvent lors de ces expulsions, les familles se dirigent vers d’autres camps du département, faute de mieux. Et comme souvent lors de ces expulsions, tout le travail de suivi accompli par les associations de solidarité est à refaire.

Le vrai visage des Roms

En quelques années, les Roms sont devenus les parias de notre société. Face à ce constat et dans ce contexte d’expulsions répétées, Essonne Info est parti à la rencontre des habitants du bidonville d’Ormoy pour vous faire découvrir le vrai visage des Roms. Un mois après notre visite, les habitants de ce bidonville invitaient les riverains à venir découvrir le documentaire de Mathieu Pheng, Moulin Galant, la question Rom. Une séance de cinéma pas comme les autres, à l’intérieur d’un bidonville.

La valse des expulsions continue

Malgré l’arrivée du froid, les expulsions ne devraient pas cesser pour autant en Essonne. Le 10 décembre dernier, un huissier de justice venait signifier un avis d’expulsion aux habitants du bidonville de « Bois de l’Epine » à Ris-Orangis. Le maire socialiste de la ville, Stéphane Raffalli, a récemment fait parler de lui pour avoir refusé la scolarisation de deux enfants de familles Roms installées sur sa commune. La réponse à la question Rom n’a visiblement pas de couleur politique.