Rétrospective 2012. Durant cette trêve hivernale, la rédaction d’Essonne Info vous propose de revenir sur les sujets qui ont marqué l’actualité en Essonne en 2012. Aujourd’hui, retour sur le débat sur le cumul des mandats.

  • Photo : Carlos Da Silva et Jérôme Guedj sont toujours en situation de cumul, non conformément à la promesse de François Hollande d’interdire le cumul des parlementaires (QB/EI)

Parmi les dix députés élus en Essonne le 17 juin dernier, cinq d’entre eux, tous socialistes, siégeaient également au conseil général. Pendant sa campagne présidentielle, François Hollande s’était engagé à interdire purement et simplement le cumul des mandats pour les parlementaires. Selon la loi toujours en vigueur, l’exercice d’un mandat parlementaire est incompatible avec l’exercice de plus d’un mandat local. A partir de leur élection, Maud Olivier, Jérôme Guedj, Carlos Da Silva, Michel Pouzol et Thierry Mandon avaient trente jours pour démissionner d’un de leurs mandats locaux. Idem pour la sénatrice Claire-Lise Campion.

Un devoir d’exemplarité

Le 28 aout dernier, l’ensemble des députés et sénateurs socialistes ont eu l’agréable surprise de recevoir une lettre signée par la patronne du parti de l’époque. Par l’écrit, Martine Aubry leur donnait jusqu’à la fin du mois de septembre pour abandonner leurs mandats exécutifs locaux. Pour la première secrétaire du parti, pas question d’attendre l’adoption d’une loi pour pouvoir l’appliquer, par devoir d’exemplarité. Un avis partagé par Yann Simboiselle, animateur fédéral des jeunes socialistes de l’Essonne.

Les deux irréductibles

Il aura fallu attendre le 24 septembre pour assister à un remaniement au sein du conseil général. Trois conseillers généraux ont fait leur entrée ce jour dans l’exécutif départemental pour remplacer la sénatrice Claire-Lise Campion et les nouveaux députés Maud Olivier et Michel Pouzol. Trois démissions intervenues dans le cadre de l’engagement des élus du Parti socialiste en faveur du non-cumul des mandats. Le même jour, Thierry Mandon lâchait les rênes de la mairie de Ris-Orangis pour être en conformité avec cet engagement. Bien qu’ils aient renoncé à leur indemnités en tant qu’élus du Conseil général, Jérôme Guedj et Carlos Da Silva restent à ce jour en situation de cumul, prétextant une situation inconfortable en tant que suppléant de ministres.