Social. L’été dernier, Alcatel-Lucent annonçait sont intention de supprimer 5000 postes dans le monde. En marge du comité central d’entreprise qui se tenait ce jeudi, les salariés d’Alcatel Lucent se sont mobilisés sur différents sites pour protester contre ce plan de restructuration qui vise à supprimer 1353 postes en France.

  • Photo : l’usine d’Alcatel à Nozay. (DR)

Le CCE qui se tenait ce jeudi au siège d’Alcatel-Lucent France, à Vélizy, était consacré à l’examen du plan de restructuration et du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), le 5ième depuis 2006 au sein du groupe. En France, ce sont 1 353 postes qui sont voués à être supprimés, 934 chez Alcatel-Lucent France, 104 chez Alcatel-Lucent International et 315 postes dans les différentes filiales. L’équipementier télécom espère ainsi retrouver la confiance des marchés avec un programme de réduction des coûts de 1,25 milliard d’euros.

En marge de ce CCE, une journée de mobilisation était organisée sur plusieurs sites menacés par ce plan de restructuration. A l’appel de l’ensemble des organisations syndicales, près de 1000 grévistes se sont rendus sur le site de Vélizy-Villacoublay, où la direction se réunissait. Les sites d’Orvault et de Nozay, en Essonne, étaient bloqués et près de 450 salariés ont manifestés sur le site de Lannion. Parmi les plus visés, le site historique de Vélizy doit fermer en 2014 et près de 362 postes sont voués à être supprimés. Le siège du groupe sera ainsi transféré à Nozay, en Essonne, où 171 postes sont également menacés.