Société. Au lycée Camille Claudel de Palaiseau, enseignants, élèves et parents protestent contre la fermeture programmée d’une filière du bac technologique, l’option mercatique. Une manifestation est prévue ce mercredi 5 décembre dans les rues de la ville.

  • Photo : La filière mercatique a scolarisé près de 1500 élèves depuis la création du lycée Camille Claudel (DR)

En plus des trois sections générales classiques, le lycée Camille Claudel compte une section technologique tertiaire (STMG) composée de deux spécialités, « Communication, Gestion des Ressources Humaines » et « Mercatique ». Cette dernière se voit aujourd’hui menacée de fermeture par le Rectorat. Un projet qui crée l’inquiétude et l’incompréhension générale, d’autant que cette filière, qui a scolarisé près de 1500 élèves depuis la création du lycée, enregistrait jusqu’ici de bons résultats au bac. Sauf revirement du Rectorat, une manifestation partira ce mercredi midi du lycée Camille Claudel jusqu’à la Sous-Préfecture.

Si fermeture il y a, le lycée Camille Claudel deviendrait une exception dans l’Académie, avec une seule et unique filière technologique. Mais ce qui inquiète surtout les enseignants, ce sont les effets de cette fermeture sur la mixité sociale à Palaiseau. En effet, les sections technologiques se verraient ainsi cantonnées quasi-exclusivement au lycée Poincaré, situé dans la vallée. « On crée des différences entre établissements ce qui ne pourra se traduire que par une hiérarchisation des lycées dans l’esprit des parents et des élèves » redoute Luc Pornin, professeur de mercatique au lycée Camille Claudel.

Ce projet de fermeture n’est pas sans précédent, des lycées d’Orsay et de Gif ont récemment dû fermer leur section STMG, portant un coup à l’offre de formation sur la Communauté d’Agglomération du Plateau de Saclay, dont fait partie Palaiseau. Le président de l’agglomération a d’ailleurs apporté son soutien en demandant au Rectorat de maintenir la filière mercatique. « La fermeture d’une filière technologique, qui de plus obtient de très bons résultats, est un non-sens au regard du développement actuel du quartier et des impératifs de mixité sociale que nous nous sommes fixés » explique David Bodet. Dans les douze mois à venir, 1500 nouveaux logements verront le jour dans les abords du lycée dans le cadre de l’éco-quartier Camille Claudel, ce qui ne peut qu’augmenter les besoins de formation.