Société. D’ici la fin de l’année 2012, trois nouveaux radars de dernière génération seront mis en activité au nord de l’Essonne. Ces radars discriminants, plus performants que les précédents, complètent une liste déjà importante de radars qui fait de l’Essonne le département le plus flashé de France.

  • Photo : Essonne Info publie la liste complète des radars en Essonne (lire notre article). (CC/WK)

Trois nouveaux radars font leur entrée dans le paysage essonnien. Ces nouvelles machines, actuellement en période d’essai, vont être progressivement mises en service. Initialement prévue en décembre, la mise en activité de ces tours devrait être actée dans les prochaines semaines. Deux de ces radars ont pris place sur la D19, au niveau du Plessis-Pâté. Les radars se situent à hauteur de la station-service BP, près du centre commercial Auchan. Ainsi, un radar est implanté de chaque côté de la route pour contrôler les deux sens entre Arpajon et Fleury-Mérogis sur ce tronçon où la vitesse est limitée à 90 Km/h. Quant au dernier radar, il est installé quelques kilomètres plus au nord sur la Francilienne, juste avant la sortie 39a «  Fleury-Mérogis » en direction de Linas. Ici, la vitesse est limitée à 110 Km/h. Pour le moment, aucune signalisation annonçant ces radars n’a été mise en place.

Une nouvelle génération de radars encore plus précis

Ces nouveaux radars, facilement reconnaissables à leur forme de tour, sont des détecteurs de 4ème génération ou encore appelés radars discriminants. Ce qui les distingue des générations précédentes est leur capacité de différencier les catégories de véhicules, et notamment les poids lourds, afin de contrôler les limitations de vitesse spécifiques selon la catégorie d’usagers. Ils permettent aussi d’identifier avec certitude le véhicule en infraction dans le cas où plusieurs apparaissent sur un même cliché. Terminée donc l’époque où les automobilistes avaient une chance de ne pas recevoir de contravention en cas de second véhicule sur la même image.

D’autres radars similaires sont sur le point d’être installés pour remplacer d’autres détecteurs. Ainsi, le radar situé sur la N20 à Boissy-sous-St-Yon sera prochainement remplacé par un radar discriminant, afin de renforcer la sécurité sur cette voie très fréquentée par les poids lourds.

Des zones accidentogènes à encadrer

Ces radars sont placés sur des zones accidentogènes. Depuis 2010, des accidents sur ces lieux ont provoqué le décès de 5 personnes. Le but affiché étant une fois de plus de sauver des vies alors que la courbe d’accidents mortels sur les routes de l’Essonne tend à croître depuis 2010. Bien que le nombre de blessés dus aux accidents de la route baisse depuis 2007 avec moins de 1800 blessés par an, le nombre d’accidents entraînant la mort d’usagers stagne, voire augmente sur cette même période passant de 29 décès en 2009 à 43 pour l’année en cours. Malgré tout, des associations s’offusquent de la multiplication des radars.

Des « radars tirelires »

L’Essonne compte donc avec ces nouvelles entités un total de 34 radars, ce qui lui octroie le titre du département de France le plus flashé (lire article). Les cinq radars les plus actifs du département flashent à raison de 812 fois par jour en moyenne, pour un total de 270 000 flashs par an. A l’heure où le chiffre national de 14 millions de flashs sur les huit premiers mois de l’année vient d’être rendu public, la multiplication incessante des radars et des amendes générées ne fait qu’augmenter le sentiment de rejet de la part des automobilistes, bien plus convaincus de «  l’impôt » supplémentaire ponctionné sur eux que de l’aspect sécuritaire de l’appareil loué par le gouvernement. Cela renforce ainsi l’impression de « radar tirelire » selon l’association 40 Millions d’automobilistes.