Transport. Le préfet de l’Essonne annonce plusieurs mesures pour faire face à l’encombrement et la dangerosité de la N20, qui traverse le département du nord au sud. Reste à savoir si elles seront suivies d’effets.

  • Photo : en décembre dernier, un accident chimique avait inquiété les riverains de la N20 (JM/EI)

C’est un sujet sensible pour les élus et riverains de cet axe routier structurant de l’Essonne. De Massy à Angerville, en passant par Montlhéry et Etampes, la Nationale 20 concerne de prêt ou de loin un très grand nombre d’Essonniens, qui l’empruntent de manière régulière ou ponctuelle. Environ 50 000 véhicules l’utilisent chaque jour.

Elle fait l’objet depuis plusieurs mois d’une polémique grandissante, suite à ses accidents à répétition. Mauvais souvenir pour les personnes concernées, l’incendie d’un camion contenant des produits chimiques, en décembre dernier (lire notre dossier), suivi de coups de gueule de riverains (lire notre reportage).

30% du trafic sur le tronçon Angerville-Linas

Les autorités ont décidé de réagir en renforçant les contrôles, notamment sur la vitesse. Il s’agit aussi de faire respecter l’interdiction qui est faite aux poids lourds qui n’ont pas de desserte locale d’emprunter la N20 au nord du croisement avec la Francilienne. Après avoir assisté à l’un d’entre eux il y a deux semaines, le préfet de l’Essonne a annoncé que ces opérations seraient maintenues à « un rythme soutenu ». Il a également publié un arrêté visant à interdire le dépassement de véhicules sur cette zone et dans les deux sens de circulation.

Dans le sud en revanche, où les camions représentent environ 30% du trafic, aucune mesure spécifique n’a été prise. Mais le conseil général, en charge de la gestion de la N20, annonce un renforcement de la signalisation des vitesses et une nouvelle pour les poids lourds. Des mesures qui satisfont le maire de Linas François Pelletant, qui avec d’autres avaient signalé le surcharge de cet axe. « C’est le résultat d’un travail sur plusieurs mois » note l’élu, qui espère qu’un jour, les camions comprennent « qu’ils n’ont rien à gagner à passer par chez nous » . Des progrès également selon le conseiller général du canton de Montlhéry Jérôme Cauet, qui souligne cependant que les problèmes ne seront résolus que lorsque les poids lourds se détourneront sur l’A10 : « Pour l’instant ils préfèrent passer par la N20 pour éviter le péage ».