Politique. Le 18 octobre dernier, le Tribunal de Grande Instance d’Evry a reporté d’un an sa décision concernant la plainte pour diffamation déposé par Jérôme Cauet, conseiller général (PS) du canton de Montlhéry, contre le conseiller général sortant et maire de Linas, François Pelletant (CAP21).

  • Photo : François Pelletant (à gauche) et Jérôme Cauet. (© DM/JM/EI)

Souvenez-vous. Le 4 novembre 2011, le tribunal administratif de Versailles prononçait l’annulation des élections cantonales de Montlhéry qui avaient vu le candidat socialiste Jérôme Cauet l’emporter de 517 voix devant le sortant, François Pelletant. Ce dernier avait en effet déposé un recours pour contester cette victoire, considérant que l’association Mieux Vivre à Linas (MVL) avait illégalement participé à la campagne de son adversaire en publiant et diffusant un tract de campagne deux jours avant le scrutin. En avril dernier, le Conseil d’Etat avait finalement rejeté la décision du tribunal administratif, validant ainsi l’élection de Jérôme Cauet (lire notre article). Une décision qui n’a pas empêché François Pelletant d’accuser publiquement son adversaire ainsi que les membres de l’association MVL d’avoir racketté un promoteur immobilier de Linas pour ensuite financer la publication du fameux tract de campagne. Accusation qui lui aura valut deux plaintes pour diffamation, une provenant de l’association, l’autre de Jérôme Cauet personnellement.

Ce 18 octobre, les juges du TGI d’Evry ont finalement décidé de rejeter la plainte déposée par l’association MVL et de repousser au 22 octobre 2013 leur décision concernant celle de Jérôme Cauet. Les juges se donnent donc un an, le temps qu’avance l’enquête sur les plaintes pour extorsion de fonds et financement illégal de campagne électorale déposées par François Pelletant. Ce dernier s’est réjouit de cette décision dans un communiqué de presse. « Je suis heureux de savoir qu’un juge considère ces plaintes comme suffisamment sérieuses pour attendre de se prononcer sur les accusations de diffamation lancées par Monsieur Cauet. Je ne voudrais pas être à sa place ». De son côté, Jérôme Cauet se dit serein : « Il ne faut pas se réjouir trop vite, c’est de la procédure, le fond n’est pas jugé. Un an ça peut paraître long mais c’est le temps que la justice fasse correctement son travail » explique le conseiller général de Montlhéry avant de conclure « sur le fond, je suis très tranquille ». Suite et fin de l’histoire, le 22 octobre prochain.