POLITIQUE > Le rapporteur public recommande au Conseil d’Etat d’annuler l’élection de Jean-Paul Huchon. Si la juridiction suprême de l’ordre administratif suit cet avis, le Président (PS) du Conseil régional d’Ile-de-France devra quitter le siège qu’il occupe depuis 1998.

« Jean-Paul Huchon sera-t-il obligé de quitter la présidence du Conseil régional ? » Cette question est sur toutes les lèvres. Vendredi dernier, le rapporteur public a recommandé au Conseil d’Etat d’annuler l’élection de Jean-Paul Huchon et a demandé une peine d’inéligibilité d’un an. Le Président (PS) du Conseil régional d’Ile-de-France, avait été réélu à la tête de la première région d’Europe, avec 56,69 %, face à la ministre UMP, Valérie Pécresse.

Une campagne d’information du STIF jugée litigieuse

Une campagne d’affichage émanent du STIF, l’autorité des transports d’Ile-de-France, fait débat. Les affiches y ventaient, à quelques mois de l’élection régionale, le travail de la région en matière de transport : « La région fait grandir vos transports ». Une campagne considérée comme un outil de propagande électoral par un responsable local de l’UMP, qui a déposé un recours devant le Conseil d’Etat.

Pour l’avocat de Jean-Paul Huchon, il s’agit d’une « campagne d’information identique, récurrente, à la même période chaque année et celle-ci était totalement neutre, dépersonnalisée et sans aucune allusion ». Marie-Pierre de la Gontrie, vice-Présidente (PS) de la région ne comprend pas l’avis du rapporteur, et indique que « l’ensemble du financement de la campagne avait été intégralement validé par la Commission des comptes de campagne ». L’élue socialiste estime que la possible « inéligibilité de Jean-Paul Huchon et son départ (…), alors que deux millions de personnes ont mis un bulletin dans l’urne pour voter pour [lui] et que nous avons remporté cette élection avec 400 000 voix d’avance » est « absolument invraisemblable ». Jean-Paul Huchon devrait être fixé sur son sort d’ici 15 jours.