Politique. Ce lundi, lors de la séance publique du Conseil général, trois conseillers généraux ont fait leur entrée dans l’exécutif départemental pour remplacer la sénatrice Claire-Lise Campion et les nouveaux députés Maud Olivier et Michel Pouzol. Trois démissions intervenues dans le cadre de l’engagement des élus du Parti socialiste en faveur du non-cumul des mandats. Le président du Conseil général Jérôme Guedj et son 3ème vice-président Carlos Da Silva restent à ce jour en situation de cumul.

  • Photo : plusieurs parlementaires faisaient leur rentrée au département en situation de cumul (© DM/EI)

« Il s’agit de tenir compte d’un double engagement » expliquait Jérôme Guedj ce lundi matin lors de la séance publique: « d’abord, l’élection de Stéphane Raffalli dimanche dernier sur le canton de Ris-Orangis, et la démission de leur vice-présidence de la sénatrice Claire-Lise Campion et des nouveaux députés Maud Olivier et Michel Pouzol ». Ainsi, Jérôme Cauët, Conseiller général (Montlhéry) délégué chargé de l’action sociale vient d’être nommé vice-président chargé des familles, de la protection de l’enfance et de l’action sociale. Romain Colas, jusqu’alors président délégué, devient quant à lui vice-président en charge de la cohésion sociale et urbaine et de la coopération décentralisée. Enfin, Gérard Funès, maire de Chilly-Mazarin et ancien vice-président en charge des équipements publics et des infrastructures routières, fait son grand retour dans l’exécutif et se voit confier la gestion du partenariat avec les territoires. On ne manquera pas de noter que l’exécutif départemental passe de quatre à deux femmes sur douze postes de vice-présidents.

Guedj et Da Silva, les irréductibles

Avec ce remaniement, l’exécutif départemental ne compte plus que deux élus en situation de cumul, au regard de l’engagement du parti socialiste. Le président du conseil général et son troisième vice-président, tous les deux députés, s’attachent à leur mandat local prétextant une situation précaire en tant que suppléant de ministre. Le président du Conseil général a d’ailleurs interpellé le PS et son futur premier secrétaire Harlem Désir, lui demandant de définir les règles de non-cumul s’appliquant pour les élus suppléants de députés devenus ministres. Celui-ci a tout de même reconnu « une situation inconfortable au regard de mon attachement au non cumul des mandats ». Par ailleurs, il a annoncé lors de la séance publique, puis sur son blog, qu’il renonçait à ses indemnités de Président du Conseil général « et de la fixer au niveau de celle d’un conseiller général membre de la Commission permanente », tout comme Carlos Da Silva. Il faut dire qu’à l’occasion des régularisations opérées sur les écrêtements, ces deux-là n’avaient pas vraiment d’autres choix pour rester dans la légalité. Selon la loi, un député en situation de cumul avec un mandat local voit son indemnité écrêtée à 2 757,34€ par mois. Les deux élus ont par ailleurs fait le choix de reverser la totalité de ces écrêtements dans le budget du conseil général, plutôt qu’à un autre élu comme le voulait la tradition. Pas sûr que ce coup de communication du Président du Conseil général suffise à faire taire les critiques.