Politique. Le dépôt des parrainages pour pouvoir concourir à l’élection du futur président de l’UMP s’est clos ce mardi à 18 heures. La succession de Nicolas Sarkozy à la tête du parti se jouera comme prévu entre François Fillon et Jean-François Copé dans un mois jour pour jour. NKM et les autres échouent de justesse.

  • Photo : la maire de Longjumeau renonce à se présenter à la présidence de l’UMP. (Archive © DM/EI)

Lundi, ils étaient encore cinq à être officiellement dans la course à la présidence. Mais ce mardi, trois prétendants ont jeté l’éponge sans attendre l’heure de clôture du dépôt des parrainages fixé à 18 heures. La député-maire de Longjumeau Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé qu’elle renonçait à briguer la présidence lors de la matinale d’Europe 1. « A quelques jours près, je passais la barre » des 7 924 parrainages requis. Une procédure qu’elle a par ailleurs jugé « lourde », « vieillotte » et « pas adaptée ». NKM a déclaré qu’elle ne comptait pas prendre position pour l’un des deux candidats restants. Même scénario pour Bruno Lemaire et Henri Guaino contraints de renoncer. « Vous connaissez un système démocratique dans lequel deux candidats seulement sont autorisés à se présenter au premier tour ? » lançait Henri Guaino ce mardi sur France 2, poursuivant : « C’est une  démocratie qui est quelque part entre la Corée du Nord et celle de Cuba ». Quoi qu’il en soit, seuls François Fillon et Jean-François Copé ont pu passer aisément l’obstacle des parrainages pour pouvoir s’affronter dans les bureaux de vote des fédérations UMP les 18 et 25 novembre prochain.

NKM, beaucoup saluée mais peu soutenue

Dans le département, la sortie de course de NKM déclenche forcément un élan de sympathie à droite. Pour Marianne Duranton, conseillère générale de Longjumeau, ex-UMP désormais au parti radical, NKM a réalisé « un beau parcours » et a eu « le courage de porter des idées qu’on porte tous, comme sur la décentralisation de l’UMP ». « Il a été important d’entendre cette voix », ajoute Jean-Pierre Delaunay, président du groupe UMP apparenté au conseil général, qui pointe un « déficit de réseau par rapport à Fillon et Copé ». Si, en Essonne, nombreux avaient salué l’annonce de sa candidature à la présidence du parti, personne ne s’est bousculé pour la soutenir officiellement durant sa campagne interne. Seuls trois élus UMP du département ont affirmé leur soutien à un candidat, François Fillon, allant même jusqu’à organiser une campagne de collecte de parrainages à son profit. Il s’agit de Stéphane Beaudet, maire de Courcouronnes, François Durovray, conseiller régional et Sophie Rigault, secrétaire départementale adjointe de l’UMP 91. Cette dernière s’était engagée pour François Fillon avant l’annonce de la candidature de NKM. Peu après, elle nous confiait que cette candidature était « tout à fait légitime. Je me suis engagée pour François Fillon, donc c’est un peu délicat mais quand je prends un engagement je vais jusqu’au bout. C’est une élue du département elle aura forcément du soutien ici ». François Durovray se montrait, lui, déjà plus sceptique sur les chances de NKM: « J’ose espérer qu’elle obtiendra les parrainages ». Hormis le soutien de ces trois élus, la fédération UMP de l’Essonne n’a communiqué jusqu’ici aucune prise de position, laissant le choix aux adhérents qui ont un mois pour se décider entre les deux hommes.