Culture. La saison des festivals n’est pas terminée.  Au Sud du Nord vient ponctuer un été que l’on espère indien avec plus de 40 spectacles, sur trois semaines complètes de festivals en terre essonnienne.

  • Photo : la 26e édition du festival affiche sa bougeotte, dans 20 communes du département. (DR)

Une 16e édition et pas une ride. Au contraire, le festival Au Sud du Nord compte un public de plus en plus nombreux chaque année.  Le nom de cette association créée en 1994 annonce un esprit poétique assumé par ses créateurs, le musicien Philippe Laccarrière, la poétesse Anne Olivier et le sculpteur Guillaume Roche. Au Sud du Nord mise sur un format long : avec plus de 40 spectacles et 21 dates, c’est sur trois semaines que se dérouleront ces festivités sous le signe de la détente et de l’authenticité, du 7 au 30 septembre 2012.

Un festival qui a la bougeotte

L’esprit du festival réside aussi dans son désir de proximité. Ainsi ce ne sont pas les festivaliers qui iront à la rencontre du festival, mais bien l’inverse. Le festival Au Sud du Nord se déplacera dans 20 communes de l’Essonne, de Vert-le-Petit à Cerny, et fera un crochet par la capitale pour son avant-première, le 4 septembre, au Vingtième Théâtre.  Mais tout au long de l’année, Au Sud du Nord pose ses bagages dans les villes de Cerny et de Bouray-sur-Juine. Au Sud du Nord vous donne alors rendez-vous tous les mois pour des cafés-docs (projection de film documentaire autour d’un café) et des concerts sur les deux villes.  Pour ceux qui arriveraient à rater ces trois semaines de spectacle en plein air et en intérieur, vous pourrez toujours faire la rencontre de la tribu Au Sud du Nord lors des ces rendez-vous.

A la croisée des arts

Au Sud du Nord, à l’image de ses créateurs, annonce le métissage des arts. Poésie, musique de tous horizons, arts visuels, cinéma : il s’agit d’abolir les frontières de l’art, comme la frontière traditionnelle des artistes et du public.  L’association a vocation de mettre dans la lumière les talents qui pullulent dans notre département, sans les opposer à la capitale. Car si les artistes sont bien présents en Essonne, la lumière n’est pas toujours braquée sur eux. C’est là le problème des territoires de la banlieue parisienne, à la fois « trop près et trop loin de Paris » pour pouvoir compter, comme le soulignent les créateurs de l’association Au Sud du Nord.