Société. L’association Études et Chantiers œuvre depuis cinquante ans pour l’insertion de personnes éloignées de l’emploi. Essonne Info a visité les Jardins de la solidarité, au parc Saint-Lazare à Grigny, que l’association gère depuis cinq ans.

  • Photo : les jardins sont ouverts au public le matin. (© JM/EI))

C’est un lieu au calme, près des lacs de Grigny. Ancien monastère lazariste, le parc fait partie de la région viticole qui s’étendait encore au début du XXe siècle dans cette partie de l’Essonne. On y trouve d’ailleurs toujours quelques vignes, réintroduites depuis peu. Laissé à l’abandon pendant quelques années, le parc a été confié à Études et Chantiers, chargée de la réhabilitation de la zone. Un projet ambitieux qui s’inscrit dans le cadre du développement durable de cette zone des lacs, à Grigny. Un secteur unique en son genre où l’on retrouve des espèces endémiques de plantes assez rares. La zone accueille aussi une bambouseraie qui sera un futur labyrinthe pour les enfants, et devrait bientôt disposer d’un arboretum. En partenariat avec la Maison des enfants et de la nature de la mairie de Grigny, le parc doit accueillir des jeunes en mini camps dès cet été. Du 27 juin au 3 juillet des bénévoles venus du monde entier encadrés par Études et Chantiers ont construit une ferme pédagogique avec poules, lapins et cochons d’indes. Ils travaillent et échangent  pendant ce temps avec les salariés présents à l’année au sein des Jardins de la solidarité. A terme, des petites espèces de chèvres et de moutons doivent assurer l’entretien naturel de la zone.

Une association œuvrant pour l’insertion sociale et professionnelle

Études et Chantiers s’occupe depuis cinquante ans de l’insertion de personnes éloignées de l’emploi, présentant des problématiques sociales et cherchant à retrouver le chemin de l’emploi. Aux Ulis par exemple,  l’un de ses chantiers propose une activité « repassage industriel » destinée aux employés de la zone d’activité de Courtabœuf. Toujours aux Ulis, sur l’esplanade de la République, les salariés de l’association font de la réparation de vélos. A Grigny, au parc Saint-Lazare, les personnes sont embauchées au sein des Jardins de la solidarité. Les salariés sont sous contrat unique d’insertion de six mois, renouvelables jusqu’à vingt-quatre mois. Ils bénéficient d’un temps de formation assuré par un organisme extérieur et d’un temps d’accompagnement dans leurs démarches administratives.

« On accueille souvent des gens qui ont décroché du système, repliés sur eux. On essaie de les accueillir dans les meilleures conditions, mais cela doit rester une période de transition. On met à leur disposition quelqu’un pour qu’ils puissent préparer ce qu’ils vont faire après », nous explique Mathieu Grissolange, l’encadrant technique du chantier depuis deux ans. L’activité du jardin se veut intelligente et éducative. Des ruches ont été implantées pour améliorer les rendements de production et servent aussi de support pédagogique. La production est revendue aux adhérents de l’association qui viennent eux-mêmes cueillir les fruits et légumes. Ils ont le choix entre plus de soixante variétés de tomates parmi les quatre cents variétés de graines semées au gré des saisons.