Sport. Réunie en congrès à La Baule (Loire-Atlantique), la Fédération française de rugby (FFR) vient d’annoncer ce vendredi son choix d’implanter son futur grand stade en Essonne. La candidature de Ris-Orangis – Évry l’emporte ainsi sur l’autre finaliste, Thiais-Orly (Val-de-Marne).

« Le projet est conforme à celui que nous souhaitions : l’un des stades les plus modernes du monde ». C’est en ces termes que le président de la FFR, Pierre Camou, a annoncé ce vendredi midi la victoire de la candidature essonnienne. Le site de l’hippodrome désaffecté de Ris-Orangis, couvrant 133 hectares, accueillera donc ce stade de 82 000 places, avec toit et pelouse rétractables, voulu par la FFR. Cette dernière, non contente de la convention la reliant au Stade de France jusqu’en 2013, aura désormais son propre temple. En plus des douze rencontres de rugby prévues par an, ce nouveau stade est destiné à accueillir deux à trois autres événements sportifs, mais aussi des concerts, des spectacles, des expositions et des séminaires. Un chantier estimé à ce jour aux alentours de six cent millions d’euros pour la FFR. Quatre jours avant la décision finale, quatre collectivités du département se sont engagées financièrement dans le projet.

Il y a une semaine, Stéphane Raffali, maire-adjoint de Ris-Orangis et coordinateur de la candidature essonnienne, dressait, pour Essonne Info, les contours de ce projet. Nous l’avons recontacté à la suite de l’annonce de la victoire essonnienne. « Je suis un élu heureux », déclare Stéphane Raffali, en route pour rejoindre le congrès de la FFR à La Baule, aux côtés de Thierry Mandon, maire de Ris-Orangis et de Jérôme Guedj, président du conseil général. « Demain, on fera une présentation du site devant l’Assemblée », raconte le porteur du projet, l’étape suivante sera de se réunir avec la FFR pour caler la méthode, car il en faut beaucoup pour un projet d’une telle ampleur ». Pour ce qui est de la construction du stade, un appel d’offres international avait été lancé par la fédération. « A ce jour, il reste trois cabinets d’architectes encore en lice, la FFR devrait choisir d’ici à la fin de l’année », confie Stéphane Raffali. Ensuite, un appel à candidatures sera lancé pour les entreprises qui effectueront les travaux. Si tout se passe bien, le grand stade de la FFR devrait ouvrir ses portes en 2017 pour la plus grande joie des Essonniens et des amoureux du ballon ovale.