POLITIQUE > Cette semaine, c’est la dernière ligne droite pour les candidats à la Mairie de Corbeil-Essonnes. Après de nombreux tractages sur les marchés et rencontres avec les habitants, les quelques incidents inhérents à toute campagne dans l’ancien fief de Serge Dassault, c’est donc une semaine à haute tension qui s’ouvre.

Maintenant que tout est définitif, que les listes sont déposées, et les programmes et propositions de chacun enfin connus, il est temps de comparer, de manière non exhaustive évidemment.

Les emplois et les entreprises : une priorité pour tous

Quel que soit le candidat ou la sensibilité politique de chacune des listes, la question de l’emploi est mise en premier plan. Cependant, à droite, que ce soit Jean-Pierre Bechter ou Jean-François Bayle, leurs programmes misent sur le développement des zones d’activités et/ou industrielles ainsi que sur l’aide au commerce de proximité. Du côté de la liste d’union de la gauche, le programme avance plus sur la mise en cohérence des différentes entreprises et de leurs possibilités de développement sur la commune. L’idée de la création d’une nouvelle zone d’activité écologique avec une pépinière d’entreprises est aussi transversale aux différents programmes.

La sécurité : préoccupation majeure pour Bechter et Bayle

C’est une grosse partie du programme de chacun des deux candidats de droite. Le programme de Jean-François Bayle est d’ailleurs plus fourni que celui de Jean-Pierre Bechter en la matière. Les deux candidats portent l’idée du renforcement de la police municipale et d’une meilleure coopération avec la police nationale. L’ancien Maire de 2009 à 2010 opte pour la construction d’un nouveau commissariat pour la police nationale. L’ancien adjoint à Serge Dassault est plus dans l’optique de transformer la police municipale en une police de proximité et de faire un vrai travail en profondeur sur le terrain en agissant sur différents leviers.

Une certaine continuité de l’action des années précédentes

C’est ce qu’on ressent fortement à la lecture des programmes respectifs des listes de MM. Bayle et Bechter. Que ce soit en terme d’urbanisme et de rénovation urbaine ou encore de vivre ensemble à Corbeil, les deux listes se rejoignent en effet sur de nombreux points, montrant des parcours inspirés d’une même gestion de la ville par le passé. Une idée qui revient par exemple est celle de limiter les nouveaux logements sociaux et protéger les zones pavillonnaires.

Bruno Piriou, celui qui choisit de prendre la campagne sous un autre angle

Outre l’emploi, la gauche se fixe quatre grandes priorités : « la ville humaine, écologique et solidaire », « la jeunesse », « la citoyenneté et la démocratie » et « la gestion transparente de la ville ». Le candidat de la gauche marque une rupture face à ses adversaires sur les travaux engagés depuis peu par la mairie et souhaite modifier en profondeur le Plan Local d’Urbanisme en concertation. C’est aussi la proposition de la création d’un conseil consultatif des jeunes, proposition qui rejoint celle de M. Bayle, mais aussi de conseils de quartiers dotés de pouvoirs d’initiatives et d’un budget. Autre différence majeure entre Bruno Piriou et les deux candidats de la droite : la coopération entre Corbeil, Évry et Sénart pour le premier, face au refus total d’un rapprochement quelconque avec Évry de la part des MM. Bechter et Bayle.

A une semaine du premier tour, les programmes en disent long sur l’action de chacun, s’il est élu pour diriger la commune. Jean-François Bayle et Bruno Piriou parlent tous deux de renouveler les pratiques démocratiques, de créer du lien social et de la mixité, et ont une politique volontariste envers les jeunes, contrairement à Jean-Pierre Bechter qui s’intéresse plus à l’enfance. Néanmoins, les deux candidats de la droite se rejoignent sur d’autres points. La liste de gauche quand à elle parie sur d’autres sujets que les « recettes actuelles » sur la question sécuritaire, et essaye de mettre en avant un meilleur vivre ensemble, en classifiant ses objectifs selon ce qu’elle va faire tout de suite, d’ici 3 ans ou à plus long terme.