POLITIQUE > Le premier tour des élections municipales partielles de Corbeil-Essonnes se déroule dimanche prochain, le 5 décembre. Ce dimanche, à une semaine du vote, le marché de Corbeil était l’endroit où il fallait être. Dans les camps de Bechter et Piriou, on a mobilisé de nombreux militants. Des personnalités de la vie politique locale sont également venues apporter leur soutien à leur favori.

Beaucoup de discussions en ont fait référence : la star du marché de Corbeil, hier matin, s’appellait Manuel Valls. Le député de Corbeil-Essonnes et maire de la voisine Evry a fait le déplacement, une seconde fois en deux jours, dans la commune. Samedi matin, au marché des Tarterêts, celui qui se construit une stature politique nationale s’est en effet violemment fait prendre à partie par une dizaine de personnes. « Menacé », comme il l’indique dans un communiqué, le député-maire d’Evry a également été victime d’oeufs lancés sur sa personne, et les personnes qui l’accompagnaient, parmi lesquelles sont adjoint Francis Chouat.

Ce dimanche, celui qui est venu apporter son soutien au candidat de la gauche Bruno Piriou, accompagné d’une floppée de caméra, a fait le spectacle pour les visiteurs dominicaux de la place du Comte Haymon. Le candidat communiste a également reçu la visite de Michel Berson, président du Conseil général, qui a tenu à marquer de sa présence cette dernière ligne droite de campagne.

« De Charybde en Scylla« 

A droite, Jean-Pierre Bechter a reçu les visites de plusieurs membres du parti présidentiel, parmi lesquels Marianne Duranton, conseillère générale de Longjumeau, ou encore Arnaud Barroux, candidat UMP pour le canton d’Evry-sud en mars prochain. Facilement reconnaissables, les militants de la campagne du maire sortant portaient des chasubles jaunes avec l’inscription « Equipe Bechter ». Interrogés sur les événements survenus la veille, plusieurs soutiens de Jean-Pierre Bechter se sont montrés choqués par une telle agression. Préférant cependant ne pas polémiquer et « se concentrer sur la fin de campagne », ceux-ci ont indiqué hier « donner toutes leurs forces dans la bataille » pour ces derniers jours.

Michel Nouaille, le candidat malheureux de la gauche en 2009 et présent samedi au marché des Tarterêts, espère quant à lui que l’agression subie par M. Valls « poussera les corbeil-essonnois à se dire qu’il faut sortir de ce système ». Confiant, il craint cependant l’abstention, qui pourrait être élevée. De la même manière, Jean-François Bayle, le troisième candidat pour le siège de maire, voit en cette agression la continuation d’un « système qui dégoute les habitants. ». Pour lui, « le temps des démonstrations de force est terminé ». Le candidat, qui renvoie ses deux concurrents dos à dos, n’hésite pas à préciser qu’en cas de victoire de MM. Bechter ou Piriou, les corbeil-essonnois « passeront de Charybde en Scylla ».