Économie. A Villabé, Kvik ouvre son premier point de vente en France. La chaîne danoise, souvent citée comme un concurrent direct d’IKEA, prévoit l’implantation de dix magasins en Ile-de-France.

  • Photo : Guillaume Etourneau, le gérant du magasin de Villabé, est le premier franchisé Kvik de France. (© DM/EI)

Après un échec à Toulouse en 2008, le concepteur et fabriquant danois de cuisines, salles de bains et penderies, revient en France. Et c’est Villabé, à proximité du magasin de son concurrent suédois IKEA, que l’enseigne a choisie pour implanter son premier point de vente en Ile-de-France. Une ouverture qui sera suivie de neuf autres dans la région, d’ici à la fin de l’année 2013.

La bataille de France

Fondée en 1983, la société danoise compte déjà cent vingt-cinq points de vente à travers le monde, principalement dans les pays scandinaves. Avec son nouveau magasin du centre commercial « Singula » à Villabé, Kvik part à l’assaut d’un marché français en croissance de 2,5 % et qui dispose, pour le responsable Europe des ventes du groupe, Peter Verplancke, « d’un énorme potentiel ». Les chiffres semblent parler d’eux-mêmes : vingt cinq millions de ménages, « fortement concentrés en Ile-de-France » et un taux d’équipement plus faible que dans le reste de l’Europe. 55 % en France, contre 90 % en Italie.

Un marché français, où l’enseigne devra réussir à s’imposer face à un autre fabriquant scandinave, IKEA. Un pari que semble avoir pris Peter Verplancke, en implantant son premier magasin hexagonal, à seulement un kilomètre du mastodonte bleu et jaune. « Nous voulons être proches de nos concurrents. S’il y a IKEA, c’est encore mieux. »

Pour séduire la clientèle, les Danois misent sur une alternative à l’offre de meubles low-cost ou celle des meubles très hauts de gamme. « Il y a des clients qui veulent un peu plus qu’IKEA, mais qui ne peuvent pas s’offrir du haut de gamme », souligne le responsable des ventes. Kvik se place sur une tranche, « pouvant concurrencer l’entrée de gamme » d’IKEA, jusqu’aux cuisines de plus grande qualité, pouvant aller jusqu’à dix-huit mille euros, avec la pose et l’équipement ménager.

La franchise comme modèle

Après sa déconvenue à Toulouse il y a quatre ans, qui s’explique pour le groupe, par une mauvaise entente avec son partenaire local, Kvik reprend pied dans l’hexagone, « en direct », sous le modèle de la franchise. Guillaume Etourneau, le nouveau franchisé de Villabé est « tombé amoureux du produit ». Pour cet ancien de Conforama et de Lapeyre, le principal atout de l’enseigne danoise réside dans sa capacité de livraison en seulement neuf jours. « Il y avait pas mal de problèmes de délais, là où je travaillais avant », souligne-t-il.

Pour passer le cap de la franchise, Guillaume Etourneau aura dû débourser trois cent mille euros. Un investissement qu’il compte bien rentabiliser, tablant sur un chiffre d’affaires d’un million d’euros pour la première année d’exercice, dont 75 % issus de la vente de cuisines. Dans l’ensemble, les surfaces de la marque Kvik  réalisent un chiffre d’affaires annuel compris entre un million huit cent mille euros et deux millions d’euros.

Mais en attendant, le nouveau gérant pourra compter sur le soutien du groupe, qui lui aura été utile, notamment dans la location de son show room, Kvik lui sous-louant le magasin de Villabé. « C’est plus simple d’avoir un magasin, là où nous souhaitons, si le locataire est un groupe coté en bourse », témoigne de son côté, Peter Verplancke.