Politique. Depuis mardi soir et la clôture du dépôt des candidatures pour le second tour des élections législatives, nous connaissons les prétendants aux dix sièges de députés en Essonne. Découvrez vos candidats par circonscription.

Ils étaient centre trente postulants au premier tour de ces élections législatives en Essonne. Pour le second tour du dimanche 17 juin, ils seront seulement vingt à pouvoir briguer le mandat de député. Aucune triangulaire n’a lieu dans le département.

Première circonscription (Évry, Corbeil-Essonnes)

Candidat ayant obtenu le meilleur score de ce premier tour en Essonne, Manuel Valls devrait être confortablement réélu dimanche prochain. Avec un total de 48,60% sur la première circonscription, et 56,55% des suffrages à Évry, le nouveau ministre de l’Intérieur a toutes ses chances d’obtenir sa réélection, et d’envoyer son suppléant Carlos Da Silva sur les bancs du Palais-Bourbon. Il affrontera au second tour la candidate de l’UMP Cristela De Oliveira, adjointe au maire de Corbeil-Essonnes, qu’il avait battue avec 60,12% au second tour en 2007. Le FN Jean-Pierre Bray réalise 13,47 % des voix et arrive troisième. Le Front de gauche et les écologistes obtiennent respectivement 7,77% et 4,08% (Lire la suite)

Deuxième circonscription (Étampes, Mennecy)

Contrairement à 2007, Franck Marlin (UMP) devra passer par le second tour pour conserver son siège de député de la deuxième circonscription. Avec 41,5% des voix, le député sortant sera opposé à la candidate socialiste Béatrice Périé (28,9%). Un avantage confortable pour Franck Marlin qui devrait conserver son bastion. Le Front national, qui visait une triangulaire, est le grand perdant de cette circonscription. Son candidat, Franck Sailleau, se classe troisième avec 14,6% des voix. Preuve du déclin du vote frontiste, à Auvernaux, ville de l’Essonne qui avait le plus voté pour Marine Le Pen à la présidentielle, le FN chute de près de 15 points. (Lire la suite)

Troisième circonscription (Arpajon, Brétigny, Dourdan)

En poste depuis 2002, la députée sortante Geneviève Colot est en difficulté. Avec 28,87% des voix , elle s’effondre de près de 15 points par rapport au premier tour du suffrage de 2007. En ballottage favorable avec 32,18% le PS incarné par Michel Pouzol va « devoir travailler pour réunir les voix de gauche » pour s’imposer au second tour. Il s’agit de convaincre pour cela les électeurs de l’écologiste Steevy Gustave qui a obtenu 7,62% des voix, mais également ceux du candidat du Front de gauche Philippe Camo qui en a rassemblé 7,01% dans la circonscription. Le FN confirme sa poussée de la présidentielle en multipliant par quatre son score de 2007, et en se plaçant à la troisième place avec 16,04%. (Lire la suite)

  • Geneviève COLOT, maire de Saint-Cyr-sous-Dourdan (UMP) députée sortante,
    Suppléant : Bernard SPROTTI
  • Michel POUZOL, vice-président du conseil général (PS)
    Suppléante : Maryvonne BOQUET, conseillère municipale de Dourdan
    > www.michelpouzol.com / Twitter : @MichelPouzol et @Maryvonneboquet

Quatrième circonscription (Limours, Longjumeau, Épinay-sur-Orge)

La députée sortante de la 4e circonscription était présente dimanche soir à Longjumeau pour présenter les résultats de sa ville et de sa circonscription. Elle est créditée de 39,46 % des voix, et 38,88% dans sa ville. Apparue souriante et détendue, Nathalie Kosciusko- Morizet compte prouver que « l’enracinement local, l’action, les résultats, le bilan, sur la circonscription gagnent ». Malgré une courte avance et les enjeux que représente cette élection pour l’avenir de sa carrière politique, NKM semble avoir toute confiance en ses chances de garder sa place à l’Assemblée nationale. Juste derrière, Olivier Thomas pour le parti socialiste obtient 36,29% des voix, 43,9% des voix chez lui à Marcoussis. Le candidat du parti présidentiel compte bien vaincre l’un des symboles de la droite sarkoziste. « C’est un score beaucoup plus serré qu’attendu » , se réjouit le candidat, qui parle de « sanction locale » contre une élue « beaucoup absente » sur la circonscription. Loin derrière, Dominique Bardy du Front de gauche perd son duel face à Brigitte Dupin et le Front national. Les candidats sont crédités respectivement de 5,27% et 11,39% des voix. (Lire la suite)

  • Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, maire de Longjumeau (UMP) députée sortante,
    Suppléant : Guy MALHERBE, Maire d’Epinay-sur-Orge
    > www.nkm2012.fr / Twitter : @nk_m
  • Olivier THOMAS, conseiller régional et maire de Marcoussis (PS)
    Suppléante : Ophélie GUIN,
    conseillère municipale de Villebon-sur-Yvette
    > www.olivierthomas.net / Twitter : @olivierthomas91 et @OphelieGuin

Cinquième circonscription (Les Ulis, Saclay)

La maire des Ulis et prétendante socialiste Maud Olivier a toute ses chances de faire basculer la cinquième circonscription à gauche dimanche prochain. Elle vire en tête au premier tour avec 37,32% des suffrages, soit 12 points de plus qu’en 2007. Dans sa commune elle avoisine les 50%. Elle retrouvera le prétendant de l’UMP Hervé Hocquard. Le maire de Bièvres qui obtient 31,38% devra remonter son retard du premier tour si il souhaite succéder à Pierres Lasbordes qui ne se représentait pas. Aucun des quinze autres candidats ne dépasse les 7%. (Lire la suite)

Sixième circonscription (Massy, Palaiseau)

Dans la sixième circonscription, le ministre délégué chargé de la Ville arrive largement en tête en récoltant 40,63% des sondages loin devant son premier concurrent. Grégoire De Lasteyrie, qui porte les couleurs de l’UMP face au ministre socialiste et passe au second tour avec 21,77% des suffrages exprimés, dénonce « la chaise vide » laissée par François Lamy à l’Assemblée nationale : «  Il demande un quatrième mandat alors qu’il est l’un des députés les plus absents de l’amphithéâtre. Il a eu 2 500 euros d’amende à cause de ses absences, c’est quand même énorme. Et son suppléant occupe déjà des postes importants qui lui prennent plus de trente-cinq heures par semaine » Il sera donc question de rassembler les déçus de l’ère Lamy et les votes d’opposition au gouvernement pour  l’équipe de campagne de Grégoire De Lasteyrie, qui espère que les électeurs de la sixième se détacheront de leur affinité politique. De son côté, le suppléant Jérôme Guedj qui est appelé à siéger en cas de victoire, note « un résultat encourageant » sur cette circonscription. Avec 11,48% et 11,46% des voix, les candidats FN et du parti radical sont au coude à coude. Ce dernier, Nicolas Samsoen, devrait soutenir le candidat UMP lors du second tour. (Lire la suite)

Septième circonscription (Athis-Mons, Savigny-sur-Orge)

Dans la septième circonscription, la candidate écologiste soutenue par le PS arrive en tête avec 22,3% des voix.  Au second tour, elle affrontera la députée sortante Françoise Briand (UMP) qui récolte 18,3% des suffrages. « Un deuxième tour assez compliqué », concède Françoise Briand qui espère rassembler les 9% de Laurence Spicher-Bernier (DVD/ex-UMP) et les 15,9% d’Audrey Guibert (FN) pour pouvoir conserver son siège. De son côté, Eva Sas pourra compter sur les 16,1% récoltés par la candidature dissidente de François Garçia. Le maire d’Athis-Mons et son suppléant Etienne Chaufour, maire de Juvisy, s’étaient vus exclure du parti socialiste pour ne pas avoir respecté l’accord entre le PS et Europe Écologie-Les Verts. « François Garcia m’a appelée pour me dire qu’il me soutenait », confirme Eva Sas avant d’ajouter : « Le principal c’est de rassembler la gauche ». Gabriel Amard (11,2%), candidat du Front de gauche, annonce qu’il appellera « à battre la droite », mais il refuse d’associer le logo de son parti « à celui de la majorité présidentielle ». (Lire la suite)

Huitième circonscription (Montgeron, Yerres)

Le candidat de Debout La République devra se frotter à un second tour. Nicolas Dupont-Aignan (NDA) est en ballottage favorable avec 42,82%. Un score insuffisant pour être élu dès le premier tour, comme cela avait été le cas depuis 2002. « J’appelle tous les électeurs à se rassembler pour obtenir un score qui va favoriser le rassemblement », déclare le candidat souverainiste. Il sera opposé à Aude Bristot, la candidate PS. Elle récolte 30,20% des voix dans le fief de NDA, et 34,40% à Montgeron où elle est adjointe au maire. « Le député sortant n’est plus souverain dans « sa » circonscription. Dès lundi, nous irons mener une campagne offensive et combative sur le terrain. », nous confie la candidate encore sous le coup de l’émotion. (Lire la suite)

Neuvième circonscription (Épinay-sous-Sénart, Draveil, Ris-Orangis)

Dans la neuvième circonscription, le député sortant George Tron paie ses déboires judiciaires et n’obtient que 27% des voix. Avec près de 40% des suffrages, le candidat socialiste Thierry Mandon semble bien parti pour retrouver l’Assemblée nationale, vingt ans après. Il dépasse les 50% dans sa ville de Ris-Orangis. « Nous avons mené une campagne sérieuse loin du jeu stérile des affaires. C’est ce qui a piégé Tron en centrant sa campagne sur sa personne », déclare Romain Colas, suppléant du candidat socialiste. La candidate du Front national Isabelle Cochard se hisse en troisième position avec 14% des voix. Un électorat qui pourrait bénéficier au candidat socialiste, Georges Tron ayant été clairement désigné comme un des candidats UMP à faire battre au second tour. Philippe Brun (3,61%), candidat dissident à droite, a d’ores et déjà appelé à voter contre le député sortant.(Lire la suite)

  • Georges TRON, maire de Draveil (UMP) député sortant,
    Suppléante : Christine GARNIER
  • Thierry MANDON, maire de Ris-Orangis (PS)
    Suppléant : Romain COLAS, conseiller général et maire de Boussy-Saint-Antoine
    > www.thierrymandon.fr / Twitter : @mandonthierry et @romaincolas

Dixième circonscription (Grigny, Sainte-Geneviève-des-Bois)

Dans la dixième circonscription, Malek Boutih semble être venu à bout de son image de « parisien  ». L’ancien président de SOS racisme est en passe de reprendre le flambeau de Julien Dray son ancien mentor, avec qui la tension était montée ces derniers mois. Accusé d’être « parachuté » et souvent attaqué sur sa légitimité, le candidat PS compte 16 points d’avance sur Marianne Duranton, arrivée en deuxième position avec 18,92% des suffrages. « C’est un ballotage extrêmement favorable. Les scores prouvent que ma candidature a été très bien accueillie puisque j’arrive en tête dans la plupart des bureaux de vote. » indique-t-il à Essonne Info. Malgré son retard, sa concurrente UMP relativise cette réussite et pense pouvoir se refaire. Elle s’adresse aux abstentionnistes et aux déçus du PS : « Il y a un résultat du Fdg qui est très important et cela montre bien la division qui résulte de la candidature de Malek Boutih. Cette division va devenir plus marquée au second tour  », affirme Marianne Duranton. La conseillère générale de l’Essonne devra donc faire le grand écart entre les 15,58% du Front national et les 16,66% de François Delapierre, candidat malheureux du Front de gauche. (Lire la suite)

  • Marianne DURANTON, conseillère générale et adjointe au maire de Villemoisson-sur-Orge (UMP – Parti Radical)
    Suppléant : Hervé ZWIRN
    > www.marianneduranton.fr / Twitter : @m_duranton
  • Malek BOUTIH (PS)
    Suppléant : David DERROUET,
    maire de Fleury-Mérogis