Politique. Après le dépôt des candidatures du second tour, ce sont sans surprise vingt candidats qui se disputeront dimanche les suffrages des Essonniens. En Attendant, ils jettent leurs dernières forces dans la bataille pour convaincre les indécis et les nombreux abstentionnistes.

  • Photo : Najat Vallaud-Belkacem et Rachida Dati, la semaine dernière en Essonne. (JM/CN/EI)

Ils ne sont plus que vingt, sur les cent trente postulants du départ, à pouvoir obtenir l’un des dix sièges de député de l’Essonne. Les heureux élus seront connus dimanche prochain, au terme d’une campagne qui oppose sur chaque territoire un candidat de droite et un de gauche (lire notre article). Si certains partent favoris et auront pour objectif de maintenir leur avance, d’autres en ballottage défavorable jouent leur va-tout, à coup de meetings, de grosses opérations militantes ou de visites de marque.

Trois rendez-vous sont organisés par l’UMP en Essonne en vue de ce second tour. Le secrétaire général du parti Jean-François Copé se rend à Draveil au théâtre Donald-Cardwell ce mercredi soir, pour apporter sa confiance à Georges Tron. Dans le même temps, Nathalie Kosciusko-Morizet organise une réunion publique à Longjumeau et Françoise Briand tient un rassemblement d’entre-deux-tours à Savigny-sur-Orge, ville de sa rivale du premier tour Laurence Spicher-Bernier. De là à assurer sa présence, la député sortante ne s’avance pas : « Elle vient si elle le souhaite, il s’agit d’une réunion publique, moi je ne mets personne dehors ». Ce mardi, Valérie Pécresse a rendu visite au candidat UMP de la cinquième circonscription, le maire de Bièvres Hervé Hocquard, sur les enjeux du plateau de Saclay.

Défilé de ministres en Essonne

Ce mardi soir, les ténors socialistes se sont donné rendez-vous à la salle Anne-Franck de Longjumeau pour un meeting de soutien à Olivier Thomas. Le candidat socialiste, qui va défier la députée sortante et maire de Longjumeau Nathalie Kosciusko-Morizet dimanche, a accueilli le député des Landes Henri Emmanuelli, aux côtés du ministre délégué à la Ville François Lamy et de Cécile Duflot, ministre du Logement. Une semaine chargée pour le prétendant de gauche qui reçoit ce mercredi le soutien du président de la Région Jean-Paul Huchon, et les visites de Martine Aubry, Marie-Noelle Lienemann et Benoît Hamon jeudi. Ce dispositif servira peut-être au maire de Marcoussis à compenser sa moins bonne exposition médiatique nationale vis-à-vis de sa concurrente. Il s’en est d’ailleurs plaint à Essonne Info lundi soir. Visiblement énervé, Olivier Thomas parle d’une « injustice » le concernant : « Elle a droit à toutes les télés, et moi je ne suis que le candidat socialiste face à NKM, ça suffit ! » lâche t-il nerveux, alors qu’il considère que le scrutin « se jouera à cent voix » . En soutien à la candidature de Thierry Mandon, la ministre délégué à l’Innovation, à l’Économie numérique et aux PME Fleur Pellerin, s’est rendue en Essonne mardi après-midi. Elle en a profité pour visiter le Genopole.

Le rythme qui s’accélère sur les circonscriptions avait commencé à l’approche du premier tour. Les personnalités qui se déplacent en Essonne en soutien à un candidat ont généralement un programme chargé. Essonne Info a suivi deux visites, celle de Rachida Dati en soutien à Cristela De Oliveira (UMP) sur la première circonscription, ainsi que celle de Najat Vallaud-Balkacem pour appuyer la candidate Aude Bristot (PS) sur la huitième.

Des renforts dans la première et la huitième

Jeudi, Rachida Dati est venue soutenir Christela De Olivera, la candidate UMP dans la première circonscription face à Manuel Valls. « Je suis venue soutenir une candidate jeune et talentueuse », indique la députée européenne à Essonne Info. Après avoir été tracter sur le marché de Courcouronnes, la délégation emmenée par Jacques Lebigre s’est rendue au centre commercial d’Évry et à l’Agora, à la rencontre des curieux venus nombreux se faire photographier auprès de la personnalité du jour. La soirée s’est terminée au Clos du Pinson, la résidence de Serge Dassault, en présence d’une centaine de personnes. L’ex- ministre de la Justice a répondu aux questions de ses militants, encore sous le coup de la défaite à la présidentielle.

A Montgeron, il a fallu attendre une bonne heure vendredi, pour voir apparaître la nouvelle porte-parole du gouvernement et ministre déléguée en charge des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem. Arrivée en RER D, qui a connu ce soir-là des perturbations, celle qui avait enlevé ses habits de membre du gouvernement pour l’occasion, s’est adressée quelques minutes aux militants qui ont « contribué à la victoire » après la traditionnelle séance photos. Avant de s’en aller en meeting à Marcoussis en soutien au candidat PS de la quatrième circonscription Olivier Thomas, elle a indiqué à Essonne Info que son gouvernement « avait besoin de députées comme Aude Bristot, une battante, pour notamment voter les lois pour les droits des femmes » .