Politique. Alors que la droite recule à l’échelle nationale, elle risque gros dans le département. Plusieurs de ses sièges de députés sont en sursis, et les responsables de l’UMP en Essonne vont tenter de limiter la casse dimanche prochain.

  • Photo : Nicolas Dupont-Aignan (DLR) vire en tête dans sa circonscription. (QB / EI)

Sur le papier, l’UMP peut perdre beaucoup dans le département (lire notre article). Détenteur de six des dix sièges dans la précédente mandature, le parti devrait voir ses positions reculer au soir du 17 juin dans le département. « Les résultats en Essonne ne sont pas très favorables », confirme Stéphane Beaudet, le porte-parole de l’UMP en Essonne. Mais comme tous les responsables du parti dans le département, il veut croire en un sursaut le 17 juin, et annonce : « Le combat continue encore une semaine » .

« Rien n’est joué », lance de son côté Jacques Lebigre, secrétaire de la fédération UMP du département, qui voit les scores obtenus par ses candidats dans le département comme autant de possibilités de retourner la situation. Il tient même à se rassurer en avançant que « l’électeur de droite attend le second tour pour aller voter » . Si Franck Marlin part favori pour le second tour sur la deuxième circonscription de l’Essonne, l’autre ballotage à droite est celui de la quatrième circonscription, dans laquelle Nathalie Kosciusko-Morizet ne dispose que d’une avance de trois points sur son concurrent socialiste Olivier Thomas.

DLR se prononce ce lundi

Député sortant non-inscrit et ancien membre de l’UMP, Nicolas Dupont-Aignan fait, lui, figure de favori. Avec un soutien du bout des lèvres du candidat malheureux de l’UMP Laurent Béteille, il devrait rester majoritaire dans cette huitième circonscription où il est élu depuis 1997, et garder l’un des deux sièges de député du mouvement Debout la République. Patrick Mignon, candidat sur la cinquième circonscription, annonce par ailleurs que son parti « se prononcera à la suite d’un bureau politique ce lundi » sur les éventuelles alliances de second tour. Selon le membre de Debout la République, le parti de NDA devrait adopter une attitude « différente selon les territoires » .