Politique. Le premier tour des élections législatives donne une avance pour les candidats issus du PS en Essonne. La gauche espère rafler de nouveaux sièges de députés dimanche prochain, dans un second tour qui reste incertain.

  • Photo : le sénateur de l’Essonne, dimanche soir, sur le plateau de Téléssonne. (© Mathieu Mianay / EI)

Quatre, cinq, peut-être six ou sept députés… La gauche peut rêver à une position de force en Essonne au soir du 17 juin, la droite quant à elle va tenter de limiter la casse. Le PS qui compte actuellement trois députés se trouve en ballottage favorable sur la majorité des dix circonscriptions du département. A la suite des bons scores obtenus par François Hollande à la présidentielle, les socialistes et leurs alliés espèrent conquérir plusieurs sièges à l’Assemblée nationale face à la droite. A l’antenne de Téléssonne, le sénateur apparenté socialiste Michel Berson se montre confiant : « Les candidats du PS ont toutes leurs chances » .

Deux ministres en tête

Sur la première circonscription, Manuel Valls frise la réélection avec un score de 48,60% au premier tour, et une confortable avance sur sa ville d’Évry. Sur la dixième, Malek Boutih obtient une avance de plus de quinze points sur ses adversaires, avec 34,56% des suffrages. Sur la sixième, François Lamy réalise 40,60%, soit six points de plus qu’en 2007. Dans ces circonscriptions acquises à la gauche, le second tour s’annonce donc bien entamé. Et il semble ouvrir des perspectives favorables sur d’autres territoires où le député sortant est de droite.

En premier lieu desquels la cinquième circonscription, où la socialiste Maud Olivier est en tête à l’approche du second tour avec 37,32%, et la neuvième, où Thierry Mandon du PS réalise 39,57%. Sur la troisième, le candidat PS Michel Pouzol est aussi en tête avec 32,18%, tandis que la prétendante écologiste soutenue par le PS Eva Sas, sur la septième circonscription, passe devant ses concurrents au premier tour avec 22,34%. En vue du second tour, la conseillère régionale PS et élue d’Évry Marianne Louis a indiqué que ces scores pourraient contribuer à « donner la majorité la plus large possible à François Hollande » .

Score serré pour NKM

La droite sauve les meubles dans la deuxième circonscription, où Franck Marlin obtient une avance importante (41,49%), et dans la huitième, Nicolas Dupont-Aignan est en bonne position de réélection avec un score de 42,82%. Enfin, la quatrième circonscription est la plus serrée du département. Nathalie Kosciusko-Morizet et Olivier Thomas sont au coude à coude avec respectivement 39,46% et 36,29%. Dans cette circonscription comme ailleurs, le score du Front national peut lui permettre, bien qu’il n’accède pas au second tour, de se trouver en position d’arbitre. Plusieurs candidats dépassent les 15% au premier tour, à l’image de Françoise Andrieu sur la troisième circonscription et ses 16,04% ou encore les 15,95% d’Audrey Guibert sur la septième. « On a réussi à mobiliser nos électeurs », souligne celle qui est également secrétaire du FN 91.

Le Front de gauche n’arrive pas à rééditer ses scores obtenus à la présidentielle. Les 16,66% réalisés par François Delapierre sur la dixième circonscription masquent pourtant une chute de moitié du pourcentage de suffrages par rapport au 22 avril. Gabriel Amard, qui a fait 11,18% dans la septième circonscription, juge ces résultats « peu surprenants » , préférant signaler que « les socio-démocrates arrivent au pouvoir comme partout en Europe » .

Essonne Info reviendra dans ses prochaines éditions sur les significations locales de ce scrutin, en analysant les scores des candidats et les rapports de force départementaux entre les tendances politiques.