Je ne m’excuserai pas : Le premier ministre du Québec défend sa décision de rompre sa promesse sur le « troisième lien ».

Le premier ministre du Québec, François Legault, a défendu mardi sa décision de rompre une promesse électorale majeure envers les électeurs de la région de Québec, un sujet qui a dominé la politique dans la province pendant près d’une semaine.

Plus tôt dans la journée, il a tenu une réunion spéciale pour entendre les membres de son caucus exprimer la colère de leurs électeurs suite à l’annonce du gouvernement selon laquelle les voitures ne seraient pas autorisées à emprunter le tunnel proposé pour relier la ville de Québec à sa rive sud.

« C’est moi qui ai pris la décision et je la maintiens », a déclaré M. Legault aux journalistes.

« Je ne m’excuserai pas d’avoir pris la meilleure décision pour les Québécois, même si c’est une décision difficile », a-t-il ajouté.

Le soi-disant « troisième lien » à travers le fleuve Saint-Laurent – s’ajoutant aux deux ponts existants – était une promesse clé de M. Legault lors des campagnes électorales de 2018 et 2022 pour séduire les électeurs de la région de la capitale. Mais jeudi, la ministre des Transports Geneviève Guilbault a déclaré que de nouvelles études montrent une baisse de la circulation aux heures de pointe depuis la pandémie de COVID-19, ce qui signifie qu’un tunnel de 10 milliards de dollars avec de l’espace pour les voitures et le transport en commun ne peut plus être justifié.

À la place, le gouvernement construirait un tunnel plus petit réservé aux transports en commun, a-t-elle déclaré, précisant que le tunnel réservé aux transports en commun pourrait être financé à hauteur de 40 % par le gouvernement fédéral. Mais Mme Guilbault n’a pas pu dire quel type de transport en commun utiliserait le tunnel proposé ni combien le projet coûterait.

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Cette annonce a enflammé la sphère politique de la région, le maire de Lévis (Québec), sur la rive sud de la ville de Québec, déclarant que le gouvernement de la Coalition Avenir Québec de M. Legault « a perdu toute crédibilité ».

Le député d’arrière-ban Jean-François Simard a déclaré mardi, avant la réunion du caucus avec le premier ministre, qu’il voulait transmettre « la colère qui couve à l’intérieur de moi ». Stéphanie Lachance, membre de la CAQ, a déclaré que dans sa circonscription, « certains sont en colère, d’autres sont déçus et d’autres encore sont carrément furieux ».

Les partis d’opposition se sont emparés de la question, accusant la Coalition Avenir Québec de tromper les électeurs lors des élections d’octobre afin de gagner des soutiens dans la région de la capitale.

Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a déclaré que M. Legault traitait les électeurs comme de la « marchandise politique », ajoutant qu’il déposerait un projet de loi pour permettre la révocation des politiciens qui ne respectent pas les promesses électorales.

Le chef du Parti conservateur, Éric Duhaime, a lancé une pétition demandant la démission du ministre Éric Caire, dont la circonscription se trouve dans la région et qui a déjà juré qu’il démissionnerait si le projet de tunnel n’était pas construit.

Le chef du Parti conservateur fédéral, Pierre Poilievre, s’est également immiscé dans le débat en écrivant lundi sur Twitter qu’un gouvernement conservateur ne financerait le tunnel que s’il prévoyait une voie pour les voitures.

Ce rapport de La EssonneInfo a été publié pour la première fois le 25 avril 2023.

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