Le Québec doit verser 385 000 dollars à l’ex-Premier ministre Charest à la suite de fuites dans le cadre de l’enquête sur la corruption

MONTRÉAL – Un tribunal a ordonné au gouvernement du Québec de verser 385 000 $ à l’ex-premier ministre libéral Jean Charest parce que des informations sur une enquête de corruption visant son ancien parti ont été divulguées à des journalistes.

Charest a intenté une poursuite contre la police anticorruption du Québec – connue sous le nom d’UPAC – et le procureur général de la province après que des détails d’une enquête sur le financement illégal présumé du parti libéral ont été divulgués en 2017.

L’ancien premier ministre libéral n’a jamais été accusé dans le cadre de l’enquête et a déclaré que les fuites ont terni sa réputation et l’ont affecté personnellement.

L’UPAC a clos son enquête – baptisée Mâchurer – en février 2022 sans porter d’accusations.

Le juge Gregory Moore de la Cour supérieure a écrit dans sa décision du 4 avril que les fuites ont violé plusieurs lois et règlements que l’UPAC avait le devoir de respecter, ajoutant que Charest avait droit à des dommages-intérêts compensatoires et punitifs.

M. Charest a déclaré aujourd’hui que les dommages causés à lui-même et à sa famille dans cette affaire étaient « irréparables ».

Ce rapport de La EssonneInfo a été publié pour la première fois le 5 avril 2023.

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