Fait divers. Au lendemain de sa confrontation avec ses deux accusatrices, et alors qu’il lance sa campagne pour les législatives, Georges Tron est sorti de son silence. Il se dit victime d’une manipulation politique orchestrée par ses opposants.

  • Photo : au centre d’une procédure pour viols, Georges Tron a lancé sa campagne pour les législatives. (ici à Villebon-sur-Yvette, lors d’un meeting de François Fillon – Archive DM/EI)

Après des mois de silence, le maire de Draveil Georges Tron s’est exprimé publiquement sur sa mise en cause dans une affaire d’agressions sexuelles. Dans le cadre du lancement de sa campagne aux législatives, dans laquelle il brigue sa propre succession au poste de député de la neuvième circonscription de l’Essonne, il inaugurait vendredi soir sa permanence de candidat à Quincy-sous-Sénart.

Devant les militants UMP locaux, dont le sénateur et industriel Serge Dassault, celui qui occupe les fonctions de président du parti en Essonne est sorti de sa réserve : « J’ai décidé dorénavant de m’exprimer », a-t-il lancé à son assistance. Tandis qu’il démarre cette campagne dans « des conditions particulières », le maire de Draveil a fait part d’attaques « personnelles, dures, violentes »  le concernant. Il a indiqué vouloir « défendre [ses] convictions et [son] honneur » dans cette affaire.

Georges Tron menace de parler plus

Au sortir d’une confrontation de onze heures avec ses accusatrices, dans le cadre d’une mise en examen pour viols et agressions sexuelles en réunion par personne ayant autorité, il a expliqué avoir gardé le silence une année durant, « pour conserver le secret de l’instruction ». « On a voulu me placer dans une situation impossible », a t-il déclaré concernant son silence, mais selon lui, « les règles ne sont pas respectées par la partie adverse » . Craignant que « l’opinion se forge » contre lui, il a dénoncé « un complot politique » mené par ses accusatrices, en lien avec « le noyau dur de l’extrême droite » de Draveil.

Georges Tron est revenu sur sa rencontre au tribunal avec celles qui l’accusent de viol, pointant leur « confusion » ainsi que « les contradictions, entre elles et entre leur propre déclaration » . « J’ai été souvent spectateur de la confrontation », a-t-il ajouté sur cette entrevue, au sortir de laquelle il s’est déclaré « soulagé » . Pour la suite de la procédure, l’élu s’est fait plus menaçant, et a annoncé qu’il était prêt à « donner des éléments très tangibles de ce qu’il y a dans l’instruction » si Virginie Faux et Eva Loubrieu « continuent à me faire passer pour ce qu’elles m’accusent, en violant toutes les règles de secret de procédure », a-t-il poursuivi.