Fait Divers. La confrontation a eu lieu ce jeudi devant un juge d’instruction d’Évry. Le député-maire UMP de Draveil, Georges Tron, était opposé à deux ex-employées municipales qui l’accusent de viols. Accusations pour lesquelles le maire de Draveil a été mis en examen le 22 Juin 2011 puis placé en liberté sous contrôle judiciaire.

  • Photo : Georges Tron tenait une réunion publique jeudi dernier en soutien au candidat Sarkozy. (© QB/EI)

Les versions des deux camps se sont opposées ce jeudi au Tribunal d’Évry pour ce qui devrait être le dernier acte avant la clôture de l’instruction. Une confrontation qui s’est déroulée en deux temps: le matin pour Virginie Faux, 35 ans, et l’après-midi pour Eva Loubrieu, 37 ans. Ces deux anciennes employées de la mairie de Draveil accusent l’ex-secrétaire d’État à la Fonction publique de viols et d’agressions sexuelles en réunion par personne ayant autorité. Georges Tron, lui, nie les faits et dénonce un complot du Front national. Une thèse appuyée par la fuite dans la presse d’extraits d’audition des plaignantes, d’expertises psychologiques et d’enregistrements pirates remis à la justice. L’adjointe à la culture de Georges Tron est également mise en examen dans ce dossier pour les mêmes accusations et sera confrontée à son tour face aux deux femmes le 21 mai.

Tron menacé dans son fief

A 54 ans, Georges Tron est candidat à sa réélection dans la 9e circonscription de l’Essonne pour les élections législatives de juin prochain. Une élection qui s’annonce difficile pour le candidat UMP, d’autant que François Hollande est arrivé largement en tête au second tour dans son fief à Draveil. Isolé, l’élu a pu compter sur son camp, l’UMP, qui lui a récemment réitéré son soutien. Après Jean-François Copé par lettre, Christian Jacob, patron des députés UMP, est venu rendre visite au maire de Draveil lors d’une réunion publique de soutien à Nicolas Sarkozy, trois jours avant le second tour. Plusieurs opposants à Georges Tron ont profité de l’occasion pour manifester leur mécontentement. Parmi eux, Daphné Ract-Madoux, candidate MoDem dans la 9e circonscription : « Quelqu’un qui est mis en examen pour viol, ce n’est pas rien. Qu’il ait l’audace de se présenter devant les électeurs pour briguer un nouveau mandat de législateur, je trouve ça très déplacé. » Les électeurs trancheront les 10 et 17 juin.