POLITIQUE > Le Mouvement démocrate et le Parti radical de gauche envisagent la constitution d’un « Front Républicain » pour les prochaines élections cantonales et sénatoriales. Une manière de faire vivre la pluralité démocratique, nécessaire au débat politique.

Les fédérations essonniennes du MoDem et du PRG se sont rencontrées le mardi 17 novembre dernier. Un moment d’échange qui leur a permis « de procéder à une analyse de la situation politique départementale », précisent-elles dans un communiqué. Les deux formations partagent le constat « que le centre de l’échiquier politique [est] insuffisamment représent[é], tant au niveau national que départemental ».

Joint par téléphone, Bernard Ferrand, le Président du PRG 91, s’oppose à la bipolarisation de la vie politique, autour du Parti Socialiste et du Mouvement populaire. Une situation, que « la réforme des collectivités locales aggravera (…), au mépris de la diversité des opinions ».

Un accord électoral qui devrait voir le jour fin décembre

Les démocrates et les radicaux de gauche ont décidé, « d’envisager dans le cadre des prochaines élections cantonales de mars 2011, une coopération sur des cantons où les forces du Centre sont en situation de peser sur l’évolution des politiques locales ». Des tandems MoDem/PRG ou PRG/MoDem, seront vraisemblablement investis, dans la dernière quinzaine de décembre, sous ce qu’appelle Bernard Ferrand, un « Front Républicain ».

Les sénatoriales de septembre 2011 ne sont pas écartées des tractations entre les deux formations. Au contraire. Elles admettent ainsi « réfléchir aux enjeux sénatoriaux du département ».