Politique. A quelques heures du premier tour du scrutin présidentiel, Essonne Info revient, candidat par candidat, sur cette campagne qui s’achève en Essonne. Favori des sondages depuis qu’il a remporté les élections primaires du PS, François Hollande s’est plusieurs fois rendu sur les terres essonniennes pour développer ses thèmes de campagne.

C’est à Fleury-Mérogis que François Hollande commença sa campagne en Essonne. En septembre, il n’était encore qu’un prétendant aux « primaires citoyennes ». Mais le député de Corrèze estimait déjà qu’il fallait voir la jeunesse comme une priorité. « Nous mettrons les rares ressources que nous pouvons dégager au service de cette priorité », martelait-il au côté de Julien Dray, son porte-parole quant il était encore le premier secrétaire du parti socialiste. Quelques semaines plus tard, il fut désigné candidat du PS et du parti radical de gauche (PRG), lors du second tour de ces primaires ouvertes où plus de soixante-deux mille Essonniens se sont déplacés.

« C’est le coup d’accélérateur qu’on attendait »

En campagne, le candidat du premier parti de la gauche a intégré quatre Essonniens dans son équipe. Parmi eux, le député-maire d’Évry Manuel Valls, en charge de sa communication. Durant plusieurs semaines, se faisant discret sur les plateaux télés, François Hollande a minutieusement préparé le lancement de sa campagne, fin janvier au Bourget. « C’est le coup d’accélérateur qu’on attendait. Je l’ai trouvé motivé et motivant », se réjouissait Jean-Luc, un militant de Corbeil-Essonnes depuis dix-neuf ans.

Une mobilisation sur le terrain

Ennemi déclaré de la finance, François Hollande n’oublie pas la jeunesse, qui « sera au cœur de la campagne », déclarait le candidat en février, dans un café d’Évry, avant de rejoindre les arènes de l’Agora. Dans la grande salle multisport d’Évry, le député de Corrèze et favori des sondages a également indiqué vouloir « donner des moyens aux industries novatrices et créatrices d’emploi » à l’image des laboratoires de génomique. Mais au-delà des grands rassemblements, « François Hollande a opté pour une campagne de terrain et a donné mandat à ses soutiens pour le représenter partout », écrivait le PS en préambule de sa journée de mobilisation de mars. A Villebon-sur-Yvette nous avions rencontré Jean, un militant socialiste. Pour lui, cette mobilisation était le moyen de passer  « d’une campagne « hypermédia » à une campagne de terrain ».

La profession de foi de François Hollande

[poll id= »6″]