Politique. Le Conseil d’État a finalement tranché en fin de semaine dernière, en rejetant l’annulation des élections cantonales de mars 2011 qui avait été prononcée par le tribunal administratif le 4 novembre dernier. Une décision qui assure le maintien de Jérôme Cauet à son poste de conseiller général de Montlhéry jusqu’à la fin de son mandat.

  • Photo : François Pelletant (à gauche) et Jérôme Cauet. (© DM/JM/EI)

C’est le dénouement d’une affaire qui dure depuis un an. Un « soulagement  » pour Jérôme Cauet (PS), qui vient d’être lavé de tous soupçons par la plus haute juridiction administrative. « J’ai eu une grosse frayeur », admet celui qui garde finalement sa place de conseiller général du canton de Montlhéry. « J’avais confiance en la justice de mon pays d’autant plus que je n’ai pas triché, mais je suis resté en même temps très vigilant, très prudent », explique Jérôme Cauet avant d’ajouter : « C’était pas gagné d’avance ». Son adversaire, François Pelletant (CAP 21), n’est pas du même avis et parle d’une décision «  sans surprise ». Ce dernier avait déposé un recours au tribunal administratif de Versailles pour contester la victoire de son concurrent au second tour des cantonales.

« Chasser les mafieux, les imposteurs et les corrompus de notre démocratie »

Dans un communiqué, le maire de Linas a fait part de sa réaction à la suite de l’annonce de la décision du Conseil d’État. « On peut comprendre que malgré les irrégularités graves commises, les juges n’aient pas voulu organiser de nouveau scrutin pour finalement dix-huit mois », minimise François Pelletant. Ce dernier affirme malgré tout que son « combat n’est pas terminé » et qu’il poursuivra « jusqu’en enfer ceux qui ont participé de près ou de loin aux malversations et fraudes découvertes à l’occasion de l’enquête sur cette élection. » Une autre enquête, celle du rapporteur public du Conseil d’État, a, elle, au contraire confirmé l’honnêteté de Jérôme Cauet. François Pelletant profite de l’occasion pour inviter « ceux qui veulent réformer la politique et chasser les mafieux, les imposteurs et les corrompus de notre démocratie » à le rejoindre. « Je ne me sens pas du tout concerné, je n’ai pas triché, j’ai bel et bien été élu avec 571 voix d’avance », rétorque Jérôme Cauet avant d’ajouter : « Maintenant, il reste deux bonnes années de travail. »