Politique. Depuis ce week-end, Nicolas Sarkozy peut compter sur le soutien du parti radical pour sa candidature. En Essonne, les élus de ce parti de centre-droit possèdent pourtant chacun leur démarche au sujet de ce ralliement. Essonne Info les a interrogés pour connaître leur position.

  • Photo : la vice-présidente du PR Rama Yade en visite à Évry jeudi 8 mars. (© DM/EI)

La campagne est bien lancée, et en Essonne, les cartes semblent avoir été distribuées dans les appareils politiques. A gauche comme à droite, les positions des élus locaux sur le scrutin présidentiel se sont précisées ces dernières semaines, quand elles n’étaient pas affichées depuis des mois. Dernier mouvement à devoir se positionner, le parti radical (valoisien) tenait congrès samedi dernier. Plusieurs responsables du parti en Essonne ont participé aux débats, qui ont débouché sur le choix des radicaux et de leur leader Jean-Louis Borloo de se ranger derrière la candidature de Nicolas Sarkozy.

Soutien mais vigilance

Le mouvement de Jean-Louis Borloo, qui compte « deux cents à deux cent cinquante adhérents » dans le département selon son représentant essonnien Jean-Philippe Dugoin-Clément, s’engage donc dans la campagne du président sortant. Samedi dernier, lors du congrès, les délégués du parti radical ont voté une motion de soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy à 76%, « avec une demande d’inflexion des thèmes abordés dans la campagne », tient à préciser Jean-Philippe Dugoin-Clément : « Il y a un seul candidat pour la droite », constate le maire de Mennecy, pour qui l’élection présidentielle est marquée par la « bipolarité » , ce qui n’empêche pas l’élu de considérer que Jean-Louis Borloo « détenait un espace politique pour se présenter » .

Autre membre du parti radical, la chef de file de l’opposition départementale UMP et apparenté au conseil général, Marianne Duranton. Cette dernière brigue également le siège de députée de la dixième circonscription de l’Essonne en juin prochain. Dans la même position que celle avancée par le maire de Mennecy, la conseillère générale de Longjumeau considère que le discours de Villepinte du candidat Sarkozy a permis « de recevoir des signaux que l’humanisme du parti radical est entendu » par le candidat. Marianne Duranton parle ainsi d’un soutien « vigilant » au candidat de la droite, visant par exemple « les prises de position de Claude Guéant » qui ne correspondent pas selon elle à « cette frange sociale de la droite » .

Soutien inconditionnel contre non-consigne de vote

De son côté, le député-maire PR-UMP d’Étampes Franck Marlin n’a jamais fait mystère de son soutien au chef de l’État, ayant même été numéro trois de la liste UMP aux dernières élections sénatoriales. Partisane du chef de l’État, la maire de Savigny-sur-Orge et membre du PR Laurence Spicher se présente aux élections législatives sur la septième circonscription (Athis-Viry), dans une candidature dissidente à celle de la députée UMP sortante Françoise Briand, tout en clamant son soutien sans faille à Nicolas Sarkozy.

Démarche inverse, celle du sénateur de l’Essonne, également membre du parti radical, Vincent Delahaye. L’actuel maire de Massy n’apportera son soutien à aucun candidat pour ce scrutin. « Je crois à la liberté », a t-il confié à Essonne Info. Elu sur une liste « indépendante » au Sénat en septembre dernier, il avait notamment reçu le soutien du Modem pour ce scrutin. Il n’appelle aujourd’hui à soutenir personne, « je reste ainsi libre », indique-t-il.

A moins de deux mois du scrutin présidentiel, trois démarches apparaissent au sein des instances du parti radical en Essonne. Le parti en lui-même n’organisera probablement pas de réunions publiques ou d’actions importantes dans le département. « Cela ne nous empêchera pas de travailler en lien avec l’UMP sur certains événements » précise Jean-Philippe Dugoin-Clément.