Politique. Il est évryen et a 46 ans. Celui qui s’était déclaré en mai dernier pour être candidat Europe Liberté à la présidentielle jette l’éponge. Il se range derrière la candidature d’un autre Essonnien, celle de Jean-Luc Mélenchon.

Nous vous parlons depuis plusieurs mois de la candidature de Jacques Borie, pour le mouvement Europe Liberté, à l’élection présidentielle de 2012. L’ancien candidat sur les listes Europe Démocratie Espéranto pour les élections européennes et habitant d’Évry renonce finalement à se présenter. Jacques Borie a choisi de participer à la dynamique du Front de gauche pour ce scrutin. Il s’en explique pour Essonne Info.

Essonne Info : vous annoncez aujourd’hui rejoindre le Front de gauche pour le scrutin présidentiel, comment expliquez-vous votre démarche ?

Jacques Borie : ma démarche est simple. N’ayant pas réussi à avoir les cinq cents parrainages d’élus, j’ai étudié les programmes des différents candidats. Celui du Front de gauche étant très proche du nôtre, nous avons décidé au sein d’Europe Liberté de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Essonne Info : où en était votre candidature, son dynamisme, ainsi que la recherche de parrainages ?

Jacques Borie : la recherche de parrainages (194 promesses), malgré un bon départ, s’est essoufflée après la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy. En effet, à partir de ce moment, les médias se sont complètement désintéressés des « petits candidats ».
Je déplore d’ailleurs que ceux-ci ne communiquent principalement que sur les trois candidats en tête dans les sondages, comme si les jeux étaient faits. J’attends avec impatience la campagne officielle avec l’égalité du temps de parole.

Essonne Info : comment va se manifester votre engagement dans cette campagne, notamment au niveau local ?

Jacques Borie : personnellement, je vais sûrement intégrer l’équipe de coordination de l’Essonne, je dois en avoir confirmation sous peu. Il est important de noter que nous n’avons rien négocié car nous ne sommes pas dans une logique de postes à tout prix. Pour preuve, un autre candidat m’avait proposé de le soutenir en échange d’une investiture aux législatives, ce que j’ai refusé.

D’autre part, pour celles-ci, je ne m’interdis pas de me présenter sous l’étiquette d’Europe Liberté.

Propos recueillis par Julien Monier