POLITIQUE > Candidat déclaré pour le poste de Maire de la ville, pour les élections des 5 et 12 décembre, Jean-François Bayle a occupé de nombreuses responsabilités, notamment celle d’adjoint au maire de 1995 à 2010, aux côtés de Serge Dassault ou, plus récemment, de Jean-Pierre Bechter. Il était chargé des transports, de l’environnement, de l’eau et de l’assainissement de 1996 à 2010. Avec les deux têtes de fil de la gauche et de la droite locale, le candidat se verrait bien comme le troisième homme de cette campagne municipale partielle.

Lors d’un long entretien accordé à Essonne Info, Jean-François Bayle a expliqué les raisons de sa présence lors du scrutin municipal à venir. L’homme se déclare « attaché à cette ville ». Son ambition : « il faut une ville rassemblée, où il fait bon vivre ». Le candidat présentera dans quelques jours la composition de sa liste, à laquelle deux ex-adjoint de M. Bechter se sont joints (lire notre article). Faisant référence aux pressions qu’ont pu subir d’autres candidats, M. Bayle explique qu’ « il faut du courage, pour un autre choix à Corbeil-Essonnes ». Jean-François Bayle va même plus loin, et affirme que « les étiquettes UMP – PC ont été un problème » dans le passé récent de Corbeil-Essonnes. La sienne est donc « sans étiquette ». Même si l’homme conduit une liste sans soutien de parti, il se positionne cependant comme l’alternative de droite sur la ville.

« La guerre froide doit se terminer à Corbeil-Essonnes »

« Nous sommes la 3ème solution, pour sortir du bipolarisme ». C’est ainsi que se présente M. Bayle, et ce même s’il ne renie « rien de [ses] engagements passés ». Déjà candidat à la Mairie en 2009, M. Bayle a contribué à la victoire de M. Bechter au second tour. Mais, pour lui, « il faut que les électeurs remettent en cause l’ordre établi », à savoir choisir entre l’UMP et le PCF. Si M. Bayle n’est pas tendre avec la liste menée par Bruno Piriou, le candidat de la gauche, il ne l’est pas pour autant moins avec la liste de Jean-Pierre Bechter.

Il y a, dans cette dernière liste, une « réapparition de personnalités qui vont déclencher le retour de la guerre des chapelles », indique-t-il, en parlant notamment de la présence de Jean-Michel Fritz, 3ème de liste, et de Sylvain Dantu, 5ème de liste. Allant plus loin, le candidat renvoie les deux principaux candidats dos à dos : « Il y a une ambiance depuis 15 ans de guerilla urbaine, […] il faut rentrer dans la normalité et faire une ville comme les autres, […] le meilleur moyen d’arrêter ce cycle, c’est d’arrêter la guerre Piriou-Dassault/Bechter ».

« Garantir l’identité urbaine de la ville »

Le programme de campagne de la liste conduite par M. Bayle n’est toujours pas connu, mais il doit faire son apparition sur un 8 pages la semaine prochaine avec les candidats, qui seront rendus publics dans les jours à venir, « après le dépôt de la liste en préfecture ». La liste de M. Bayle est actuellement la seule dont on ne connaît pas la composition.  « On a peu de moyens pour la campagne, mais ça prépare notre bonne gestion de la ville » confie le candidat.

Sur le programme, ce sont 7 priorités qui émergent principalement, à la lecture de son blog.  Ce sont « le renforcement de l’action sociale », « une politique d’urbanisation strictement encadrée », « une politique de sécurité », « la maîtrise du budget de la commune », « une politique en faveur de l’emploi », « la valorisation de l’administration municipale » et enfin, veiller « à ce que les intérêts de Corbeil-Essonnes et de ses habitants soient préservés face à l’appétit d’ogre de l’agglomération d’Evry voisine », qui sont mis en avant par le candidat.

Lors de cette rencontre, M. Bayle a insisté sur la nécessité d’ « avoir une démarche volontariste, une politique de démarchage des entreprises » pour le tissu des PME-PMI et des artisans, « véritable creuset de la création d’emplois et baromètre de notre santé économique ». Il évoque également le « gros travail sur le PLU, des zones sont à repenser autour du Cirque de l’Essonne, des bords de Seine ou de la zone d’entrepôt Decauville ».

« Les corbeil-essonnois ne veulent pas que leur ville devienne secondaire », conclut Jean-François Bayle, refusant tout projet qui diluerait sa ville dans le giron d’Évry. La campagne ne fait donc que commencer.