Social. Ce jeudi, plus de deux cents manifestants se sont rassemblés à l’appel de l’ensemble des syndicats à l’occasion du Comité départemental de l’Education nationale (CDEN). Enseignants et parents d’élèves se mobilisent depuis un mois pour s’opposer aux suppressions de postes et à la réduction des heures d’enseignements pour la rentrée prochaine.

  • Photo : le rassemblement devant le CDEN s’est poursuivi jusque dans la soirée. (© DM/EI)

Ces dernières semaines, les actions se sont multipliées dans le département. Ce jeudi devait marquer le point d’orgue de la mobilisation avant le début des vacances. Plusieurs établissements on fait le déplacement comme le lycée Marie-Laurencin de Mennecy ou le collège de la Guyonnerie de Bures-sur-Yvette. Certains étaient reçus en délégation au CDEN pour plaider leur cause. Ce devait être le cas du lycée professionnel Auguste-Perret d’Evry qui a finalement refusé de s’y rendre. « Si c’est pour entendre les mêmes mensonges qu’on a entendus la veille à l’Inspection académique c’est inutile », explique Frédéric Moreau, professeur au lycée d’Evry.

39 postes de Rased supprimés en Essonne

Depuis le début de la mobilisation, les parents d’élèves agissent aux côtés des enseignants. Pour Patrice Coulon, président de la FCPE 91, « le plus choquant c’est que le gouvernement supprime des postes dans les Rased (Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) et dans l’enseignement prioritaire. C’est grave. » A la rentrée prochaine, deux mille cinq cents postes seront supprimés dans les Rased au niveau national et trente-neuf en Essonne. Pour Chantal Riallot, présidente de l’AME 91 qui représente les enseignants spécialisés des Rased, « on évolue vers une école élitiste qui va laisser des enfants sur le carreau dans un contexte économique et social de plus en plus difficile. Les Rased apportent un peu d’humanité et de relationnel. Au-delà de nos emplois, c’est une image de l’école que l’on défend. » Une image qui va subir de plein fouet les effets de « la politique d’économie à tout prix du gouvernement », selon Anne Sophie Leymarie, cosecrétaire départementale de la CGT Educ’Action.

  • Photo : légende (© DM/EI)

Plusieurs personnalités politiques du département et de la région sont également venues apporter leur soutien au mouvement. A noter la présence de Francis Chouat et Bruno Piriou du conseil général, et de Marianne Louis du conseil régional. Également conseiller de la région Ile-de-France, Philippe Camo, secrétaire fédéral du PCF affirme « soutenir les revendications des enseignants dans la rue comme dans le conseil. »  Pour Danielle Valero, adjointe au maire d’Evry chargée de l’éducation (Europe Ecologie les Verts), « il faut que les moyens soient mis en place pour que les élèves du primaire et du secondaire entament la rentrée dans de bonnes conditions. » A deux jours du début des vacances scolaires, tous espèrent que le mouvement ne s’essoufflera pas. La mobilisation devrait donc se poursuivre dès la reprise des cours.