Social. Il n’y a pas que dans le secondaire que la rentrée 2012 s’annonce difficile. Les écoles maternelles et primaires vont elles aussi subir les effets de la politique menée par le gouvernement. En Essonne, trente-neuf postes d’enseignants et seize postes d’intervenants seront supprimés, quand dans le même temps, mille élèves supplémentaires sont attendus à la rentrée. Pour dénoncer « la casse du service public d’éducation », les parents d’élèves et les enseignants ont multiplié les actions dans le département.

Des classes surchargées. C’est ce que promet la rentrée 2012 notamment pour les écoles primaires et maternelles de Savigny- sur-Orge. Dans certaines écoles de la ville, les prémices se sont déjà fait sentir depuis le début de l’année. A la maternelle Jules-Ferry, « on a déjà connu des effectifs allant jusqu’à quarante-cinq enfants par classes en raison du non-remplacement des enseignants absents », dénonce Cynthia Degioanni, représentante de la liste des parents d’élèves non-affiliés. Pour dénoncer « la casse du service public de l’éducation », les parents d’élèves non-affiliés et de la FCPE ont diffusé dès lundi une lettre-pétition à l’entrée de plusieurs écoles de la ville. Cette lettre, qui sera adressée au ministre de l’Education nationale Luc Chatel, dénonce notamment le sureffectif, le non-remplacement des enseignants absents et la disparition progressive des enseignants spécialisés du Rased intervenant auprès des élèves en difficulté. Une pétition qui a déjà recueilli plus de 320 signatures.

Vendredi dernier,  la ville de Saint-Germain-lès-Arpajon avait également été le théâtre de mobilisations. Après avoir déposé leurs enfants, des parents ont pris possession des écoles Elsa-Triolet, Louis-Babin, Paul-Langevin et de la maternelle Joliot-Curie. Parents et enseignants protestent contre la fermeture d’une classe dans chacun de ces établissements pour la rentrée prochaine. Une annonce synonyme de sureffectifs pour ces écoles où le cap des trente élèves par classes devrait être franchi l’an prochain. La maire de la ville, Monique Goguelat et son équipe municipale ont apporté leur soutien au mouvement. Une délégation d’enseignants était reçue ce matin à l’Inspection académique qui décidément multiplie les entretiens à défaut de multiplier les réponses apportées.

A Gif-sur-Yvette, des membres du collectif Ensemble pour un grand service public d’éducation ont distribué un tract ce week end alertant sur les suppressions de classes dans le primaire. Le collectif dénonce la fermeture, définitive ou différée, de cent onze classes pour la rentrée 2012, tandis que plus de mille élèves supplémentaires sont attendus.