Social. Le BHV de Montlhéry fermera bientôt ses portes. Soixante-cinq salariés seront reclassés dans les magasins du groupe des Galeries Lafayette en Ile-de-France.

  • Photo : les salariés du BHV de Montlhéry manifestaient vendredi contre la fermeture du magasin. (AD/EI)

L’annonce est tombée tel un couperet, pour les salariés du magasin BHV de Montlhéry. Le groupe des Galeries Lafayette a fait part vendredi, de sa décision de fermer deux points de vente, en Essonne et dans le Rhône. Des fermetures qui laisseront à quatre, le nombre de magasins de la chaîne de bricolage et d’aménagement de la maison. Inquiets quant à leur sort, les employés essonniens ont organisé le matin même un débrayage.

« Le BHV de Montlhéry n’atteindra jamais ses 50 années d’activité ! »

Une triste nouvelle pour ce symbole du commerce de proximité. Ouvert en 1967 avec seulement quelques coups de pinceaux, la surface aura fait les beaux jours du BHV. Mais depuis plus d’une dizaine d’années, le magasin a dû faire face à une concurrence de plus en plus rude. Seulement, « aucun investissement n’a été fait pour que l’activité commerciale perdure », s’insurge l’intersyndicale CFE-CGC, CGT et CFTC. Une politique « attentiste » du groupe, qui aurait conduit progressivement à la suppression de plusieurs rayons.

Aujourd’hui, les syndicats demandent des comptes. Rassemblés devant l’entrée de l’enseigne, située le long de la nationale 20, un peu plus de soixante-quinze employés du magasin étaient présents pour protester. Quel avenir pour les salariés ? Seront-ils réaffectés dans une autre surface du groupe ? Bénéficieront-ils d’une indemnité ?

« Faire trois heures de transport par jour pour se rendre sur Paris, avec une vie de famille bouleversée, pour le même salaire ? Ce n’est pas acceptable ! », tonne un salarié. Interrogé lundi, le groupe des Galeries Lafayette a présenté aux soixante-cinq salariés en contrat à durée indéterminée (CDI), une proposition de reclassement dans l’un des grands magasins franciliens du groupe. « Les postes proposés seront à métier égal, salaire égal », précise la direction de la communication, sans parler d’une indemnité compensatoire. Ce qui n’est pas du goût des syndicats qui revendiquent « une réévaluation du coût de la vie et une prime pour être plus motivés. »

  • Photo : les représentants du personnel ont appris jeudi la fermeture du site. (AD/EI)