Les conditions météorologiques ont joué un rôle dans l’écrasement d’un avion transportant une bannière de mariage à Montréal en 2021 : BST

MONTRÉAL – L’écrasement mortel près du Vieux-Montréal en 2021 d’un petit avion remorquant une bannière de demande en mariage a été causé par plusieurs facteurs, dont les conditions météorologiques et des problèmes de moteur, a conclu le Bureau de la sécurité des transports du Canada dans un rapport publié mercredi.

L’unique passager est décédé et le pilote a été gravement blessé lorsqu’un Cessna 172M tirant une bannière sur laquelle on pouvait lire « Veux-tu m’épouser » s’est écrasé près du pont de la Concorde, sur l’île Ste-Hélène, à Montréal, le 2 octobre 2021. Le conseil de sécurité a cité une combinaison de facteurs, dont les conditions météorologiques, les problèmes de moteur et la prise de décision du pilote, pour expliquer comment un vol qui ne devait durer que huit minutes a si mal tourné.

Les enquêteurs ont déclaré que l’avion survolait le fleuve Saint-Laurent lorsque le moteur a commencé à cracher. Le pilote s’est préparé à un atterrissage d’urgence sur le pont de la Concorde, mais il l’a trouvé rempli de barrières de construction en béton. Il a ensuite essayé d’atterrir sur l’avenue Pierre-Dupuy toute proche, avec des résultats tragiques.

« L’aile gauche de l’avion a frôlé la cime des arbres, l’avion a commencé à faire la roue, puis il a heurté le sol », indique le rapport. « Un incendie s’est déclaré après l’impact, un peu moins d’une minute après l’impact ».

Le pilote gravement blessé a réussi à s’échapper de l’épave mais n’a pas pu sauver le passager, qui est resté coincé à l’intérieur. Bien que le rapport n’ait trouvé aucun signe de défaillance mécanique du moteur de l’avion, il a conclu que les conditions météorologiques pluvieuses et couvertes étaient favorables à l’accumulation de glace dans le carburateur de l’avion.

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« Étant donné la quantité de glace qui se trouvait très probablement dans le carburateur lorsque le chauffage du carburateur a été activé, la glace fondue a pénétré dans le moteur, provoquant une perte de puissance supplémentaire », peut-on lire dans le rapport.

Les conditions météorologiques ont obligé le pilote à voler à une altitude de 500 pieds au-dessus du niveau de la mer au lieu des 1200 pieds prévus, ce qui lui laissait peu de temps pour réagir en cas de problème. Le vol était régi par les règles du vol à vue, ou VFR, qui stipulent que le pilote doit pouvoir garder « une référence visuelle à la surface » et avoir une visibilité d’au moins trois miles.

Le rapport indique que le pilote a décidé de décoller malgré les mauvaises conditions, probablement en raison de contraintes de temps et de ce que le BST appelle le « biais de poursuite du plan », qui fait qu’une personne hésite à modifier ses plans malgré des conditions changeantes.

« Les prévisions météorologiques indiquaient des conditions défavorables, rendant difficile le respect des exigences minimales pour un vol VFR ; cependant, le pilote a décidé de décoller et de poursuivre le vol à une altitude de 500 pieds au-dessus du niveau de la mer (ASL), probablement sous l’influence d’un biais cognitif inconscient et des contraintes de temps pour effectuer le vol », indique le rapport.

Bien que le pilote soit titulaire d’une licence appropriée obtenue en 2006, le rapport a conclu que ni lui ni le passager n’auraient dû se trouver dans les airs ce jour-là.

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La réglementation stipule que les passagers accompagnant les pilotes qui effectuent des travaux aériens – comme le remorquage de bannières – ne sont autorisés que si leur présence est essentielle, ou avec une permission spéciale – qui, selon le BST, n’a pas été accordée dans ce cas. En outre, le certificat médical du pilote avait expiré un jour avant l’accident, ce qui signifie qu’il n’aurait pas dû être autorisé à voler.

Selon le rapport, ni le passager ni le pilote ne portaient de baudrier pendant le vol.

Ce rapport de La EssonneInfo a été publié pour la première fois le 25 janvier 2023.

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