POLITIQUE > Le projet de la DGAC ( Direction Générale de l’Aviation Civile), visant à changer les trajectoires du couloir aérien sud-est d’Orly, suscite de fortes réactions en Essonne. En premier lieu celles d’associations environnementales, soutenues par des élus de différents bords politiques. Samedi dernier, tous appelaient à un rassemblement symbolique devant la balise ADP située sur la commune de St-Jean-de-Beauregard.

  • Photo : Plusieurs élus du département : Claire-Lise Campion, Jérôme Guedj, Dominique Echaroux, Jean-Jacques Boussaingault et Franck Marlin

C’est sous une pluie fine mêlée de fortes rafales de vent que 150 à 200 courageux se sont donnés rendez-vous à St-Jean-de-Beauregard. Ce samedi 13 novembre, les conditions climatiques ne les ont pas empêchés de se réunir pour manifester leur forte réprobation à l’idée de déviation du couloir aérien de l’aéroport d’Orly.

Les organisateurs – des associations dont le Collectif Nuisances Aériennes Dourdan et sa Région (CNADR) – expliquent les raisons de leur démarche, en invitant à la « mobilisation générale contre ce projet qui nuit aux habitants concernés ». Puis, plusieurs élus locaux et des parlementaires se sont exprimés à la tribune montée pour l’occasion.

La critique du projet dépasse les clivages droite-gauche

Parmis eux, une délégation d’élus des Yvelines, en déplacement en Essonne. Le maire d’Ablis, également Conseiller général du canton de St-Arnoult-en-Yvelines Jean-Louis Barth, s’est exprimé sur les nuisances à venir pour les habitants du sud du département des Yvelines.

Jean-Jacques Boussaingault, Président du Parc Naturel Régional (PNR) du Gâtinais français, a tenu à mettre en avant « le contre projet du PNR », présenté comme alternative au projet de couloirs aériens de la DGAC.

Pour Claire-Lise Campion, sénatrice du département, il s’agit « d’un projet qui ne répond pas aux prérogatives du grenelle. La seule solution réside en « une étude sérieuse, menée avec les experts du PNR ».

Le député-Maire d’Etampes Franck Marlin, insiste lui sur « le dépassement des clivages politiques » pour ce combat. Sur le projet en lui-même, l’élu n’hésite pas à émettre des allusions sur les véritables raisons au déplacement du couloir aérien : « Déplacer le bruit servirait à faire plaisir à une élue », sous-entendant le poids pris dans le département par la maire de Longjumeau.

Les élus insistent sur la nécessité de ne pas en rester là

Dans un communiqué publié hier, M. Marlin interpelle ainsi publiquement la nouvelle minisitre de l’écologie et essonnienne Nathalie Kosciusko-Morizet, lui demandant une rencontre afin « d’évoquer les solutions qui pourraient répondre à cette problématique tout en respectant la qualité de vie et l’environnement de tous les habitants concernés ». Un message partagé par les participants au rassemblement de St-Jean-de-Beauregard ce samedi.

La commune, située à côté des Ulis, mais néanmoins membre de la communauté de communes du Pays de Limours, ne semble pourtant pas concernée au premier chef par ce projet de la DGAC. Selon son maire François Frontera, présent sur place, « en tant que voisin », le projet va concerner certaines communes, et non la sienne : « Quoi qu’on fasse, je ne suis ni favorisé, ni défavorisé par les modifications des couloirs aériens »