Société. La candidature de Ris-Orangis pour l’accueil du prochain grand stade de rugby de la FFR correspond à une volonté de voir utiliser de nouveau un terrain laissé depuis quinze ans à l’abandon. Ce lundi les responsables de la FFR étaient sur place pour visiter les lieux.

  • Photo : quelques bâtiments du complexe de l’hippodrome rappellent le passé des lieux. (© JM/EI)

La friche de l’ancien hippodrome montre encore aujourd’hui les traces d’une certaine ambition pour le territoire. Des routes dédiées, un affichage routier pour le site, avec à ses côtés la forêt de Saint-Eutrope, rappellent le passé récent des lieux. Qui se souvient de l’effervescence qui existait il y a juste vingt ans autour de l’ancien hippodrome ? Lors des rencontres de turfistes, qui ne désemplissaient pas, mais également pour des salons ou colloques, à l’image des événements organisés autour du Téléthon par exemple, un large public local considérait cet endroit comme un véritable espace de loisirs. La diversité et l’espace du bois de Saint-Eutrope, et son « petit train » restent en mémoire de tous les anciens enfants, ou presque, des villes avoisinantes.

Le site qui pourrait accueillir le prochain grand stade de rugby de 83 000 places, dans le cas où la candidature essonnienne serait retenue, comprend les vestiges de l’hippodrome et ses structures, ainsi que la friche de l’ancienne usine Belin-Lu de Ris-Orangis (lire notre dossier complet sur le grand stade de rugby). C’est en 1996 que l’hippodrome ferme définitivement ses portes au public, après plus de vingt-quatre ans d’activité. Repris par un grand propriétaire de chevaux, il sera ensuite laissé à l’abandon. De l’autre côté de l’aqueduc, l’habitant du coin se souviendra des larges bâtiments blancs de l’usine Belin, devenue Lu, fermée en 2003 par son propriétaire Danone. Il ne reste aujourd’hui qu’un terrain vague sur lequel les mauvaises herbes côtoient quelques détritus.

  • Photo : dix ans après sa fermeture, l’usine Lu a disparu du paysage. (© JM/EI)

Visite de la FFR

Quelques idées ont été évoquées depuis quinze ans, pour envisager une reconversion du site. On a un temps parlé d’un projet de circuit de Formule 1, quand le déménagement de Roland-Garros n’était pas à l’ordre du jour. Center Parc envisageait un moment de créer un parc sur le thème de la nature, tandis que la rumeur de l’arrivée d’une piste de ski artificielle circulait il y a quelques années. Quant au site de l’usine Belin-Lu, il a fait l’objet de tractations autour d’une possible installation d’un espace commercial de type « loisirs » , ce qui avait provoqué une polémique locale sur le bien-fondé de la multiplication de surfaces de vente sur un même territoire.

Pour Thierry Mandon, le maire de Ris-Orangis, ce projet de grand stade n’a rien à voir avec ces possibilités un temps évoquées :  « Nous sommes engagés cette fois sur un vrai projet », a t-il confié à Essonne Info, expliquant avoir été « sceptique » sur les différentes propositions ou rumeurs de reconversion du site de l’hippodrome. Ce lundi soir, les élus de la ville, de l’agglomération et du département ont accueilli les responsables de la Fédération française de rugby (FFR) sur le site candidat. La délégation était notamment composée du président de la Fédération Pierre Camou et de Serge Blanco, porteur de projet du grand stade pour la FFR.