Politique. L’actuel député-maire de Yerres présentait ses vœux à la presse ce mardi, à la maison de l’Amérique latine à Paris. Mais si de nombreux journalistes ont fait le déplacement, c’est avant tout pour écouter le candidat à la présidentielle de 2012.

« On voit bien qu’on est candidat », ironise Nicolas Dupont-Aignan en entrant dans la salle bondée de journalistes et de photographes. Il faut dire que le candidat de Debout la République (DLR) n’est pas habitué à tant d’agitation. Entouré d’une vingtaine de membres de son parti et de soutiens, NDA se déclare « très confiant ». Une confiance sûrement due aux « plus de 450 promesses écrites de parrainages » qu’il prétend avoir reçues. Il ne lui manquerait donc qu’une cinquantaine de signatures pour pouvoir se présenter officiellement à l’élection de 2012.

Pour une France libre

Lors de son discours, Nicolas Dupont-Aignan a évoqué le thème majeur de sa campagne : « la sortie de l’euro, c’est mon combat. » Le candidat à la présidentielle invite les électeurs a miser sur le protectionnisme : « choisir français, c’est refuser ces traités signés qui veulent toujours plus d’Europe. » Ainsi, il souhaite que les Français « se libèrent des oligarques de Bruxelles, (…) des esclavagistes de l’OMC, (…) des vampires des banques », d’où son slogan de campagne « Pour une France libre ». Lorsqu’un confrère l’interpelle sur les similitudes entre son programme et celui de Marine Le Pen, NDA récuse toute assimilation avec le Front National. Si il admet certains points communs comme la volonté de sortir de l’euro, il ajoute qu’il veut voir une France libérée mais rassemblée contrairement à la candidate d’extrême-droite.

Un pronostic ambitieux

Malgré son score équivalent à 0% dans les sondages, celui qui se classe volontiers dans « les petits candidats » semble regorger de confiance. « L’histoire de France s’est faite par les petits candidats », déclare t’il. Une confiance telle qu’il prédit avec certitude que « ni Nicolas Sarkozy, ni François Hollande ne seront au second tour. » Fort de ses quelque 450 promesses de signatures, le député de l’Essonne semble convaincu de pouvoir porter son programme jusqu’au bout de la course.