Politique. Jusqu’au premier janvier dernier, la communauté de communes du Val d’Essonne (CCVE) débattait pour trancher entre l’instauration de la redevance d’enlèvement des ordures ménagères incitative (Reomi) et la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (Teom). Ce fut finalement la redevance qui fut adoptée au grand désarroi de certaines communes, avec en tête des contestataires, celle de Mennecy.

  • Photo : un point d’apport volontaire à Nainville-les-Roches. (DM/EI)

L’année 2011 était une année de test pour la Reomi, puisqu’elle fut appliquée au niveau des dispositifs pratiques. Concrètement, il s’agit d’utiliser des bacs pucés et trois sortes de sacs et se traduit par une volonté de réduire la production de déchets. L’année dernière, aucune redevance n’était appliquée, mais depuis le premier janvier 2012, chaque particulier doit participer à ce nouveau système de tri. Ce mode de subventionnement dépend du volume des déchets que chaque utilisateur consomme. Sa note sera ainsi plus ou moins élevée en fonction de ses habitudes de consommation.

Seulement voilà, l’objet en question ne fait pas l’unanimité entre les communes concernées. Jean-Philippe Dugoin, maire de Mennecy, fait partie des plus virulents protestataires. A priori, ce système semble favorable à l’écologie et plus équitable puisqu’il dépend de la consommation de chacun, il paraît donc naturel de s’interroger sur ce qui oppose les communes de la CCVE.

Des opposants à la Reomi

Le principal problème est que chaque foyer pourrait voir ses dépenses liées aux ramassages des ordures augmenter de 20 à 150%. Le maire de Mennecy, se revendiquant garant du bien-être de ses concitoyens s’alarme : « Les conséquences vont être lourdes pour certaines communes, on ne peut pas avoir la même approche pour les villages que pour les villes, il s’agit d’une décision prise par une minorité de population et instaurée à la majorité ». Pour l’édile, la nouvelle redevance ne serait pas si équitable qu’elle en a l’air, notamment pour les logements collectifs et les familles nombreuses qui verront leurs charges se multiplier.

De son côté, la communauté de communes souligne que la Reomi est démocratique puisque trente élus communautaires ont voté pour, vingt-cinq contre et deux se sont abstenus. La CCVE s’explique : «  Il n’est en effet pas évident de satisfaire tout le monde, cette démarche innovante est une réponse à l’augmentation de la collecte et du traitement des déchets pour les collectivités « .